Zéro tracas, zéro blabla !

Pour ses grands débuts dans la MMArena, le Mans a dominé une équipe d’Ajaccio timorée (3-0). les Manceaux se retrouvent sur la deuxième marche du podium et rélèguent leurs adversaires de l’après-midi à quatre points.

Henri Legarda, le président du Mans, peut être heureux. L’inauguration de la MMArena s’est passé de la meilleure des manières. Pourtant, pour leurs premières dans ce superbe écrin, les hommes d’Arnaud Cormier ont eu du mal en début de partie. Outre une certaine nervosité, les Manceaux multipliaient les approximations techniques et n’arrivaient pas à trouver les deux attaquants, Helstad et Poté, trop esseulés. Bien organisés en défense, les Ajacciens étaient peu inquiétés, si ce n’est sur une belle frappe de Cuffaut des 25 mètres, finalement détournée en corner par Bernardi, le portier ajaccien (18e).

C’était Noël après l’heure à Ajaccio

Malheureusement pour elle, l’arrière garde corse allait commettre deux énormes erreurs payées au prix fort. C’était tout d’abord Lippini et Bernardi qui ne se comprenaient pas dans la surface, et offraient sur un plateau l’ouverture du score à Ludovic Baal, qui marquait ainsi le premier but de l’histoire de la MMArena (28e). Et au moment où l’on croyait avoir tout vu , c’était Begeorgi, le latéral gauche ajaccien qui s’alignait mal et permettait à Poté, bien servi en profondeur par Narry, de fixer le dernier rempart ajaccien d’un petit lob astucieux, après un superbe contrôle en extension (30e).

En deux minutes, Ajaccio était K.O debout. Les hommes d’Olivier Pantaloni ne pouvaient s’en vouloir qu’à eux-même. La défense, jusque là irréprochable, avait commis l’irréparable. Et deux erreurs de marquage auraient pu aggraver l’addition si Baal (32e) et Helstad (34e) avaient eu plus de conviction dans le dernier geste.

Désormais, Les Corses, venus au départ pour défendre, devaient se porter vers l’avant et enfin inquiéter Ovono, bien tranquille depuis le début de la rencontre. Et c’est au meilleur moment, juste avant la mi-temps, qu’ils auraient pu revenir dans la partie. Bien lancé dans le dos de la défense, Kinkela centrait trop mollement vers Cavalli seul au point de penalty et Bouhours sauvait les siens. Trop timides, les insulaires avaient laissé passer leur chance.

Le Mans en route vers la Ligue 1

Au retour des vestiaires, l’ennui gagnait les 25.000 spectateurs de la MMArena. Trop empruntés, les Ajacciens balançaient de longs ballons devant et n’inquiétaient pas la charnière centrale mancelle. En face, les locaux se contentaient de gérer leur avance. Des deux côtés, les joueurs avaient du mal à enchaîner les actions construites et le jeu était de plus en plus haché. Une superbe frappe de Thomas, bien claqué par Bernardi, faisait enfin monter l’ambiance (62e). D’autant que sur l’action qui suivait, Baal faisait des misères à Lippini et centrait parfaitement pour Cissé (entré en jeu juste avant le repos), seuls aux six mètres mais qui arrivait à mettre le ballon au dessus.

Jean Francois Rivière avait beau se démener à la pointe de l’attaque ajaccienne, il n’arrivait pas à inquiéter Ovono, même sur une frappe à l’angle de la surface (65e). Ajaccio était résigné. La révolte se faisait attendre. Les entrées de Delort et Socrier à 25 minutes du terme n’ont rien changé à la donne. Le Mans pouvait dérouler son jeu et résister aux maigres assauts des insulaires. Et c’est en contre que les locaux tentaient de tuer définitivement le match. Cuffaut loupait le coche (71e) et envoyait la ballon dans les tribunes. En revanche, Helstad ne manquait pas le cadre à un quart d’heure de la fin du match. Suite à un double une-deux avec Thomas, le buteur norvégien s’en allait tromper de près Bernardi et tuer les derniers espoirs ajacciens. Et au lieu d’un dernier baroud d’honneur, les Corses continuaient de subir et Helstad aurait même pu s’offrir un doublé s’il avait mieux contrôlé un ballon qui traînait devant les cages de Bernardi (88e). Néanmoins, le festival sur le terrain était assuré. Un autre, pyrotechnique, attendait le public manceau.

Henri Legarda, quant à lui, peut désormais regarder vers l’avenir. Avec le nouveau stade, «on a rempli la première partie de notre projet, déclarait-il samedi matin dans les colonnes de L’Equipe. Faisons tout pour retrouver la Ligue 1». Avec ce succès, ses troupes se placent en deuxième position, bien placé dans le wagon de la montée. Néanmoins, le club sarthois a encore un peu de temps avant d’«être dans les cinquante meilleurs clubs d’Europe».

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