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	<title>Le Règne de l&#039;Arbitraire</title>
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	<description>Si vous n&#039;êtes pas d&#039;accord, c&#039;est parce que j&#039;ai raison.</description>
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		<title>La piste du Marsupilami. Chabat s&#8217;écarte.</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 21:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Sur la piste du Marsupilami ? C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un truc jaune qui rebondit en Amérique latine. J&#8217;ai la flemme de corriger cette copie. Pourquoi faire un effort, quand l&#8217;élève semble avoir bâclé son travail avec une telle désinvolture ? Un bon élément pourtant, ce Chabat : premier en vannes absurdes et décalés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/fluctuat/cinema/news-videos/sur-la-piste-de-predator-marsupilami-vs-predator-3296260/59026694-1-fre-FR/Sur-la-Piste-de-Predator-Marsupilami-vs-Predator_w670_h372.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Sur la piste du Marsupilami </em>?</strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un truc jaune qui rebondit en Amérique latine.</p>
<p>J&#8217;ai la flemme de corriger cette copie. Pourquoi faire un effort, quand l&#8217;élève semble avoir bâclé son travail avec une telle désinvolture ? Un bon élément pourtant, ce Chabat : premier en vannes absurdes et décalés, acteur hilarant, réalisateur pas trop mauvais quand il s&#8217;agit de faire une blague tous les cinq plans.</p>
<p>Et là ?</p>
<p>Dés le début, le premier rire tarde à venir. Trop présent, Jamel reprend le rôle de Numérobis dans un décor différent. Il bégaye : &laquo;&nbsp;Fajitas de tu madre !&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Passe moi le stetoscopos&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Vamos a la playa&nbsp;&raquo;. Des guitares, des moustachus et des chapeaux mexicains s&#8217;agitent à l&#8217;écran. Au départ on se prépare. On attend l&#8217;énorme coup de bluff décalé qui va nous propulser le film.</p>
<p>Mais passé les cinq première minutes, il faut se rendre à l&#8217;évidence, Chabat s&#8217;évertue à nous faire rire avec des vieux clichés pourris sur les latinos. Pire, Jamel campe un malfrat bohême au grand coeur, qui recueille tous les orphelins du coin, le Marsupilami est une peluche mignonne et le personnage de Chabat veut reconquérir l&#8217;estime de son père. Et tout ces bons sentiments manquent cruellement de second degré.</p>
<p>Le premier quart d&#8217;heure s&#8217;étire et on perd espoir. On essaye de se remémorer le César de <em>Mission Cléopâtre</em> qui chante la bande originale, la voix off déréglée de la <em>Cité de la peur</em> ou même <a title="N'empêche, ça a un peu vieilli aussi" href="http://www.youtube.com/watch?v=XkOYGrZQqmU" target="_blank">le comité contre les chats</a>. Il va se reprendre voyons !</p>
<p>Mais Chabat ne se reprend pas. Malgré quelques supers vannes, il passe le plus clair du film à se parodier lui-même, et en moins bien : fausses pubs pas drôles, références à ses autres long-métrages et direction d&#8217;acteur inexistante (cet horripilant Fred Testot, qui n&#8217;a pas été drôle depuis le début de sa carrière).</p>
<p><strong>En Bref :</strong> Il ne faut pas aller voir <em>Sur la piste du Marsupilami</em>. Trop convenu, trop facile, pas assez drôle. On a l&#8217;impression d&#8217;assister à la chute d&#8217;une vieille gloire du rock qui hurle un peu plus fort parce qu&#8217;il a beaucoup moins de voix.</p>
<p>Malgré tout, il est trop tôt pour enterrer le plus génial des <em>Nuls</em> : la sublime danse de Lambert Wilson et une scène de sexe occulaire canine risquent malgré tout de devenir cultes avec le temps. Un bon Chabat s&#8217;apprécie mieux à la quatrième vision, mais pas sûr que celui-ci les supporte.</p>
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		<title>Hunger Games. Arc academy.</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 22:41:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Arc]]></category>
		<category><![CDATA[Arc de tromphe]]></category>
		<category><![CDATA[Arcade]]></category>
		<category><![CDATA[Arcanes]]></category>
		<category><![CDATA[Arcelor-Mittal]]></category>
		<category><![CDATA[Archangel]]></category>
		<category><![CDATA[Carquois]]></category>
		<category><![CDATA[Flèches]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Hunger Games ? Des enfants s’entre-tuent dans les bois. C&#8217;est un jeu. Personne ne rigole. Mais tout le monde regarde. Après une interminable suite de nanards coûteux, la saga d&#8217;Harry Potter s&#8217;est enfin terminée. A la place, Hollywood a décidé d&#8217;abreuver les ados avec une nouvelle série tirée d&#8217;un bestseller. Tous aux abris ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/hunger_games-katniss.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Hunger Games</em> ?</strong></p>
<p>Des enfants s’entre-tuent dans les bois. C&#8217;est un jeu. Personne ne rigole. Mais tout le monde regarde.</p>
<p>Après une interminable suite de nanards coûteux, la saga d&#8217;<em>Harry Potter</em> s&#8217;est enfin terminée. A la place, Hollywood a décidé d&#8217;abreuver les ados avec une nouvelle série tirée d&#8217;un bestseller. Tous aux abris ?</p>
<p>Ben non.</p>
<p>Dés les premières images, on comprend que ce nouveau blockbuster américain est au-dessus de la moyenne. Malgré l&#8217;univers futuriste complexe qui sert de toile de fond, aucune voix off ne vient nous pourrir l&#8217;ambiance avec des explications de type &laquo;&nbsp;Depuis la nuit des temps, les chevaliers de Xynx combattent l&#8217;ordre des Smourx sur leurs terribles sphynx herbivores&nbsp;&raquo;. Ici, on découvre, et a priori, on met au moins une demie-heure avant de deviner la fin.</p>
<p>Mieux, la caméra ne glisse pas mollement sur l&#8217;action, elle gigote, capte des regards furtifs sans jamais trop montrer. Le procédé est un peu caricatural, mais il a le mérite d&#8217;être innovant dans ce genre de films. Visuellement, <em>Hunger Games</em> va à l&#8217;encontre de la surrenchère qui prévaut dans le cinoche américain : au lieu de faire péter les monstres numériques et les décors en carton, le réalisateur filme la forêt, la folie et le visage expressif de son héroïne.</p>
<p>Ah ! L&#8217;héroïne. D&#8217;ordinaire, le cinéma à grand spectacle semble assez incapable de mettre en scène des vrais gonzesses. Entre les écervelées qui crient derrière le héros et les femmes viriles et leur énorme paires de flingues, les caricatures s&#8217;empilent, comme autant de fantasmes dans la tête des scénaristes. Mais pas là. Forte, courageuse, féminine et manipulatrice, Katniss Everdeeen est une vraie meuf. Une qui tire à l&#8217;arc. Et l&#8217;intérêt principal du film.</p>
<p>Divertissement honorable, <em>Hunger Games</em> se paye même le luxe de ne pas prendre son spectateur pour une chaise. Avec son monde de pacotille où les classes dominantes ressemblent aux pages people de <em><a title="Un magazine de merde" href="http://www.closermag.fr/content/65877/les-20-ans-de-disneyland-nolwenn-leroy-sa-soeur-et-beaucoup-dautres-people-au-rendez-v" target="_blank">Closer</a>, </em>le scénario caricature habilement une société du spectacle qui envoie les mômes devant des caméras comme on passe un poulet au four. Bien-sûr, les émotions neuneu ne nous sont pas complètement épargnées, mais la plupart peuvent se lire deux façons, donnant au film une vraie profondeur.</p>
<p>Assurément, j&#8217;irai voir la suite, même si je dois louer ma nièce en guise d&#8217;alibi.</p>
<p><strong>En Bref : </strong>Il faut aller voir <em>Hunger Games</em>. Si vous n&#8217;étiez pas le tombeur du collège, si vous rêvez de vivre en sautant sur des troncs d&#8217;arbres et si vous avez envie de voir une version écolo de <em><a title="La même chose, en plus trash" href="http://www.youtube.com/watch?v=Y-T7yPJVvXw" target="_blank">Battle Royale</a> </em>(même si le film n&#8217;a pas la même ampleur)<em>. </em>Féministe, ambitieux et nettement moins con que la moyenne, la série prouve qu&#8217;on peut aussi se remplir les poches sans vider nos crânes.</p>
<p>Maintenant, on pourra toujours me rétorquer que j&#8217;aime ce film à cause du second-rôle. Et c&#8217;est vrai, un rouquin maladroit et fragile qui survit sous la protection d&#8217;une amazone à longue tresse, moi ça me bouleverse.</p>
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		<title>Réussir sa vie. Stache qui rie.</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 19:14:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Alien]]></category>
		<category><![CDATA[Allen]]></category>
		<category><![CDATA[Forgeard]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Réussir sa vie ? Dans le futur, les informaticiens seront encore plus nuls. Alain Souchon est un vieux con. Et un mec s&#8217;appelle Fraise. Mais pour l&#8217;heure, il n&#8217;y a qu&#8217;un moustachu assis à une table. Et il raconte n&#8217;importe quoi. A quoi bon tenter de donner un sens à cet assortiment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.standardmagazine.com/wp-content/uploads/2012/04/R%C3%A9ussir-sa-vie_Beno%C3%AEt-Forgeard.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Réussir sa vie </em>?</strong></p>
<p>Dans le futur, les informaticiens seront encore plus nuls. Alain Souchon est un vieux con. Et un mec s&#8217;appelle Fraise. Mais pour l&#8217;heure, il n&#8217;y a qu&#8217;un moustachu assis à une table. Et il raconte n&#8217;importe quoi.</p>
<p>A quoi bon tenter de donner un sens à cet assortiment de courts-métrages hasardeux ? Même le réalisateur semble incapable de le faire. Entre chacune de ces histoires bizarres, Benoit Forgeard raconte des conneries aux spectateurs pendant qu&#8217;une blonde casse des moules avec une batte.</p>
<p>Des moules.</p>
<p>Ici, les spectateurs se classent en deux catégories bien distinctes. Ceux qui ne comprennent pas l&#8217;absurde et ceux qui en rigolent. Si vous aimez les films de Werner Herzog, les blagues sans chute et <a title="Bien plus marrants que ses films" href="http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/pour-en-finir-une-bonne-fois-pour-toutes-avec-la-culture-9782757813065" target="_blank">les premiers bouquins de Woody Allen</a>, vous serez pliés en deux. Sinon, je vous plains.</p>
<p>Pendant une heure et demie, des personnages improbables décident de changer leur vie sans raison apparente pour courir nus sur des courts de tennis, faire de la musique sans instrument ou se lancer dans la photo de charme. Loin de nous assommer avec une métaphysique à la con, Benoît Forgeard semble n&#8217;avoir qu&#8217;un but : surprendre le spectateur et le faire marrer.</p>
<p>Ça marche. Dés les premières minutes, la salle entre dans une hilarité réjouissante et communicative, à tel point qu&#8217;on se met même à rire quand c&#8217;est pas drôle.</p>
<p>Evidemment, ce premier film ne nous épargne pas quelques erreurs de jeunesse : les cadres sentent un peu le délire arty et le court-métrage central hésite un peu entre la comédie et le pensum. Mais dés que les oreilles de l&#8217;ennui commencent à dépasser, la moustache de Forgeard revient à l&#8217;écran, et les vannes se remettent à pleuvoir.</p>
<p>Assurément, ce one-man show léthargique est un moment d&#8217;anthologie.</p>
<p><strong>En Bref : </strong>Il faut aller voir <em>Réussir sa vie</em>. Malgré son titre mensonger, ses apparences intellos et sa minuscule distribution (le film tourne dans trois salles en France, et je parie qu&#8217;elles sont pas grandes).</p>
<p>Avant toute chose, ce film est l&#8217;occasion de découvrir en avance un mec dont on entendra sûrement parler, quelque part entre un Gaspard Proust humaniste et un Ionesco rêveur.</p>
<p>Pour mettre fin à tout conflit d&#8217;intérêt, je signale que j&#8217;ai tourné un reportage sur lui cette semaine, mais très franchement, même s&#8217;il avait voulu me corrompre, il en aurait sans doute pas les moyens.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Perfect sense. Sens interdits.</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 21:47:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Boum]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Green]]></category>
		<category><![CDATA[Ewan McGregor]]></category>
		<category><![CDATA[Faune]]></category>
		<category><![CDATA[Fin du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Jaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Zaratoustra]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Perfect sense ? Michael est un cuisinier antipathique, Susan est une working girl mal-baisée. Le monde court à sa perte. Petit à petit, les gens perdent leurs sens, mais Susan et Michael en trouvent un à leur vie. Mais comment s&#8217;aimer, quand on ne peut pas se sentir ? La fin du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.notulus.com/photos/article_news/perfect%20sense.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Perfect sense </em>?</strong></p>
<p>Michael est un cuisinier antipathique, Susan est une working girl mal-baisée. Le monde court à sa perte. Petit à petit, les gens perdent leurs sens, mais Susan et Michael en trouvent un à leur vie. Mais comment s&#8217;aimer, quand on ne peut pas se sentir ?</p>
<p>La fin du monde et une comédie romantique&#8230; A priori, il y avait pas mal de risques à verser un ingrédient aussi banal sur un fond aussi sucré. Mais après tout, c&#8217;est ainsi qu&#8217;on fait les meilleures grenadines. Et de tous les adjectifs à la con qu&#8217;on peut lui attribuer, <em>Perfect sense</em> est d&#8217;abord un film rafraîchissant.</p>
<p>Oui je sais, mais que voulez-vous&#8230;</p>
<p>Au départ, ça commence pas fort. L&#8217;histoire d&#8217;amour est téléphonée, les gens pleurent dans la rue et une infâme voix off universaliste vient nous donner des leçons sur des images étalonnées à la peinture sépia. Mais rapidement, ces éléments trouvent leur utilité et le film s&#8217;envole pour oser pas mal de trucs.</p>
<p>Les sens et les émotions sont utilisés comme des métaphores de nos excès. Mais le film reste exempt de toute morale explicite. Ici, seul compte la dramaturgie et en définitive, il y a longtemps qu&#8217;on avait pas vu un blockbuster aussi courageux.</p>
<p>A l&#8217;image, l&#8217;apocalypse se déroule sans pyrotechnie. Elle est filmée comme un arrière-plan, pour mieux illustrer l&#8217;histoire d&#8217;amour des deux héros, qui devient progressivement très attachante. Pour peu qu&#8217;on ai gardé son âme de jeune adolescente, on sourit bêtement devant leurs ébats et on flippe en entendant la révolte qui gronde.</p>
<p>Au fil du film, l&#8217;intensité dramatique gonfle pour se clore sur un final éclatant, qui laisse le spectateur partagé entre une pointe de tristesse et l&#8217;envie un peu béate de sourire à son voisin.</p>
<p><strong>En Bref </strong>: Il faut aller voir <em>Perfect sense</em>. Parce que les comédies romantiques de la fin du monde ne sont pas si communes, parce que celle-ci est particulièrement intelligente et parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de films qui se passent à Glasgow.</p>
<p>Malgré un démarrage poussif, le réalisateur détourne les codes ultra-classiques qui lui servent de base pour livrer le premier feel good movie apocalyptique que vous verrez de votre vie.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La terre outragée. Bombe on Blonde.</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 21:54:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Radiateur]]></category>
		<category><![CDATA[Radiation]]></category>
		<category><![CDATA[Radio réveil]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir La terre outragée ? Pripiat, Ukraine, 1986. C&#8217;est l&#8217;été. On fait la fête, on se marrie et on trinque, sous le regard lourd de la centrale nucléaire de Tchernobyl. 10 ans plus tard, les radiations courent encore et la ville s&#8217;est transformée en musée morbide. Au milieu, Anya déprime. La morale de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.leparisien.fr/images/2012/03/28/1927105_57874eaa-7859-11e1-b172-00151780182c_640x280.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>La terre outragée</em> ?</strong></p>
<p><strong></strong>Pripiat, Ukraine, 1986. C&#8217;est l&#8217;été. On fait la fête, on se marrie et on trinque, sous le regard lourd de la centrale nucléaire de Tchernobyl. 10 ans plus tard, les radiations courent encore et la ville s&#8217;est transformée en musée morbide. Au milieu, Anya déprime.</p>
<p>La morale de l&#8217;histoire, c&#8217;est sans doute que la vie n&#8217;est pas très cool en Ukraine. Le message passe d&#8217;un bout à l&#8217;autre : tout est gris, moche, soviétique et triste. Anya se dessèche après avoir perdu son mari dans la catastrophe, mais elle continue de vivre au milieu des décombres, un ingénieur prend des trains sans savoir où ils vont et un jeune garçon perd le nord en cherchant son père. Les silences sont lourds, l&#8217;espoir est mort et les enfants sont fous.</p>
<p>Pendant la première partie, seule ma conscience journalistique m&#8217;a permis de rester assis : tout sonne faux, les acteurs sont instables et deux voix off se partagent la narration dans deux langues différentes. On rentre dans le film comme dans un livre d&#8217;Orsenna : <a title="Eat this..." href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&amp;url=search-alias%3Daps&amp;field-keywords=orsenna&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank">douloureusement</a> et à reculons.</p>
<p>La deuxième partie tient presque du documentaire, on suit les anciens habitants de Pripiat trainer leurs valises de sanglot dans une Ukraine moins soviétique, mais toujours aussi déprimante. Paradoxalement, le film gagne un peu en saveur et les amours d&#8217;Anya sont presque attachantes.</p>
<p>Mais c&#8217;est trop tard. J&#8217;étais déjà affalé sur mon siège. Irradié.</p>
<p><strong>En Bref :</strong> il ne faut pas aller voir <em>La terre outragée</em>. Trop moche, trop chiant, trop cheap. Malgré quelques plans intéressants, l&#8217;image, la mise en scène et les cadrages du film donnent envie de pleurer et on ne croit jamais à cette reconstitution sans but.</p>
<p>Malgré tout, on peut saluer le courage de l&#8217;ancienne mannequin Olga Kurylenko : après des centaines du pubs et un rôle de James Bond Girl, elle se présente à l&#8217;image sans passer par photoshop.</p>
<p>Sans l&#8217;intensité de son regard triste et amer, il ne resterait plus grand chose du film.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Bellflower. Power.</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 13:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Bellflower ? C&#8217;est l&#8217;histoire de deux tarés qui boivent de la bière au petit dèj et qui construisent un lance-flamme. Un jour, l&#8217;un d&#8217;eux tombe amoureux d&#8217;une blonde machiavélique en mangeant des grillons. Et puis finalement, il devient fou. Quel plaisir de voir un film sans savoir où il nous mène. Bordélique, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://thewolfmancometh.files.wordpress.com/2012/03/bellflower-movie-flamethrower-medusa-evan-glodell.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Bellflower </em>?</strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire de deux tarés qui boivent de la bière au petit dèj et qui construisent un lance-flamme. Un jour, l&#8217;un d&#8217;eux tombe amoureux d&#8217;une blonde machiavélique en mangeant des grillons. Et puis finalement, il devient fou.</p>
<p>Quel plaisir de voir un film sans savoir où il nous mène. Bordélique, foutraque et pas très bien construit, <em>Bellflower</em> a le mérite d&#8217;être imprévisible. Dans l&#8217;écran, deux grands débiles promènent leurs carcasses sous le soleil d&#8217;un été sans fin. Ils fument, boivent, baisent et font à peu près tout ce que le cinéma hollywoodien a pris l&#8217;habitude de nous interdire.</p>
<p>Jaune, bleue, floue&#8230; l&#8217;image est saturée, hasardeuse et criarde. Un peu comme le film en lui-même, porté par une créativité qui semble intarissable. Dans ce grand capharnaüm, il y a surtout un sentiment de liberté qui confère au film sa beauté intrigante et paradoxale.</p>
<p>Ça fait beaucoup d&#8217;adjectifs.</p>
<p>Trop d&#8217;ailleurs. Trop long, trop complexe, avec un double final qui tend un peu vers le grand n&#8217;importe quoi. Parfois, on se demande si le réalisateur n&#8217;a pas écrit son scénario en fonction des images qu&#8217;il voulait filmer. Heureusement, ces dernières sont si belles.</p>
<p>Au final, <em>Bellflower</em> ne fonctionne pas très bien. Il perd son spectateur et traîne en longueur, en ressassant des propos lambdas sur l&#8217;amitié et les gonzesses. Mais parbleu, on ira sûrement voir le deuxième film d&#8217;Evan Glodell.</p>
<p><strong>En Bref : </strong>Il ne faut pas aller voir <em>Bellflower</em>. Malgré son style unique, sa liberté de ton et une image travaillée, le film ne passionnera que les amateurs de cadrages et autre geeks de la caméra dans mon genre (le genre qui admire <em>Panic Room</em>, juste parce que David Fincher nous fait passer dans l&#8217;anse d&#8217;une cafetière).</p>
<p>Mais un film, c&#8217;est d&#8217;abord une histoire, et celle-ci part dans tous les sens, au risque de gaspiller la belle énergie de son réalisateur. Alors attendons.</p>
<p>S&#8217;il canalise sa folie créative, Evan Glodell pourrait bien rentrer dans l&#8217;histoire sans s&#8217;en rendre compte. Comme son pote Tyler Dawson, acteur magnétique et inconnu, dont je vous jure qu&#8217;on entendra parler un jour.</p>
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		<title>Les adieux à la Reine. Drague Queen.</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Mar 2012 21:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Antoinette]]></category>
		<category><![CDATA[Mot-clef coolos]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Les adieux à la Reine ? Alors que le peuple gronde, Marie-Antoinette cherche ses boucles d&#8217;oreilles. Versailles tremble, mais on continue de polir les lustres. Et alors que les têtes couronnées semblent de moins en moins fixées à leurs corps, tout le monde continue de porter des perruques. Dans des couloirs d&#8217;une époque où les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.francetv.fr/culturebox/sites/culturebox/files/styles/image_article/public/images/photos/2012/03/adieux_a_la_reine_4_recadre.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir<em> Les adieux à la Reine </em>?</strong></p>
<p>Alors que le peuple gronde, Marie-Antoinette cherche ses boucles d&#8217;oreilles. Versailles tremble, mais on continue de polir les lustres. Et alors que les têtes couronnées semblent de moins en moins fixées à leurs corps, tout le monde continue de porter des perruques. Dans des couloirs d&#8217;une époque où les smartphones sont encore rares, les bruits circulent sans aucune certitude mais l&#8217;odeur de fin de règne est de plus en plus persistante.</p>
<p>Au milieu de cette débâcle discrète, on suit l&#8217;acharnement de Sidonie Laborde, liseuse de la reine qui refuse de quitter le château. Dévouée, transie, presque amoureuse masochiste, Sidonie regarde sa souveraine un peu folle perdre la boule en s&#8217;accrochant à son amoureuse.</p>
<p>Ici l&#8217;histoire n&#8217;a pas de grand H. On la devine par le trou d&#8217;une serrure, au hasard d&#8217;une gallerie ou dans les bruissements de flanelle du petit personnel royal. Autour de chaque souverain, c&#8217;est une véritable PME qui s&#8217;active, complote, admire ou trahit. Des femmes pour la plupart, qui mènent un combat acharné et cruel contre les autres.</p>
<p>Quand il raconte une page d&#8217;histoire à travers ces luttes de pouvoirs intimistes, le réalisateur Benoît Jacquot donne une force incroyable à son film. Rythmé, filmé en séquence et dans un mouvement perpétuel, la fin de la royauté prend une couleur assez inattendue et passionnante.</p>
<p>En revanche, il semble vouloir nous livrer une analyse un peu fade des relations féminines, qui culmine à travers les amourettes guère crédibles et un peu risibles de la reine et son amante. Les portraits sont réussis, mais inégaux : Diane Kruger, Noémie Lvovsky sont royales, quand Virginie Ledoyen ne sort jamais de son rôle de faire-valoir.</p>
<p>Quant à la très surestimée Léa Seydoux, je n&#8217;arrive pas à m&#8217;expliquer comment elle peut séduire la critique : comme dans chaque film, son jeu sans nuance se résume à une moue sévère d&#8217;adolescente contrariée. Mais l&#8217;avantage du cinémascope, c&#8217;est qu&#8217;on peut cadrer large.</p>
<p><strong>En Bref : </strong>Il faut aller voir <em>Les adieux à la Reine. </em>Parce que le film offre une histoire et un point de vue assez original sur la révolution, servis par une mise en scène intelligente. Passé les premières minutes, on ne s&#8217;ennuie plus avant le générique.</p>
<p>Malgré tout, le film tourne un peu autour de son sujet. Au risque de le perdre lorsqu&#8217;il s&#8217;égare dans un propos tiédasse sur les méandres de la psychologie féminine, alors que tout le monde a compris que le kiff du réal, c&#8217;est de filmer des gonzesses à poil.</p>
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		<title>Oslo, 31 août. Joyeux Drieu.</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Mar 2012 16:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Da da da heinhein heinhein]]></category>
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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Oslo, 31 août ? Alors que l&#8217;été s&#8217;éteint, Anders se désintoxique. Après six ans de cure, il revoit ses amis, quelques amours et surtout ses emmerdes. Ses anciens potes de défonce ont des maisons, des costumes et des enfants. Anders a le crâne rasé, des cernes et une montagne d&#8217;amertume sous le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://s.excessif.com/mmdia/i/95/2/oslo-august-31st-de-joachim-trier-10454952rverw.jpg?v=2" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Oslo, 31 août</em> ?</strong></p>
<p>Alors que l&#8217;été s&#8217;éteint, Anders se désintoxique. Après six ans de cure, il revoit ses amis, quelques amours et surtout ses emmerdes. Ses anciens potes de défonce ont des maisons, des costumes et des enfants. Anders a le crâne rasé, des cernes et une montagne d&#8217;amertume sous le crâne.</p>
<p>Si je ne m&#8217;étais pas retrouvé tout seul au milieu de Paris lors d&#8217;une vendredi soir glacé, je ne serais jamais rentré dans la salle. Le sujet est triste, norvégien et adapté d&#8217;un roman de Drieu La Rochelle, auteur fascisant et collabo notoire. Pire, le film est porté par le caviar de la critique : Télérama, Inrocks et Cahiers, des mecs qui passent plus de temps à se relire qu&#8217;à voir des films.</p>
<p>Et pourtant.</p>
<p><em>Oslo 31 août</em> est si bouleversant, qu&#8217;il est difficile d&#8217;en parler sans se perdre.</p>
<p>Pendant une journée, on suit la descente aux enfers d&#8217;Anders, en alternant les phases aériennes et la noirceur absolue. A travers ce périple, le film semble nous questionner sur le sens de la vie, sans jamais virer vers la métaphysique ni nous imposer une réponse toute faite et manichéenne. Malgré tout, semble-t-il dire, certaines choses sont drôlement jolies.</p>
<p>Sous ses apparences a priori intello casse-burne, la réalisation est rythmée, inventive et soignée : malgré une utilisation un peu abusive du flou-net (qui ravirait mes camarades de promo) et de certains effets à la mode dans le cinéma indépendant, la caméra est brillante.</p>
<p>Souvent elle est utilisée comme un élément de narration à part entière, comme lors d&#8217;une scène magnétique où le héros écoute les conversations de tables voisines d&#8217;un restaurant, en suivant les jolies filles du regard.</p>
<p>La fin se clôt sur un plan-séquence héroïque, où le talent de l&#8217;acteur principal et la beauté de la musique se conjuguent pour nous clouer au siège.</p>
<p><strong>En Bref : </strong> Il faut aller voir et revoir <em>Oslo, 31 août</em>. Visuellement sublime, merveilleusement bien écrit et mélancolique comme une partie de billard, le film assure déjà sa place dans les films de l&#8217;année, malgré quelques lourdeurs stylistiques.</p>
<p>Car là où beaucoup de réalisateurs se repaissent de la misère pour nous tirer les larmes, le jeune cinéaste suédois aux manettes fait l&#8217;inverse. Comme <em>Pierrot le fou</em> le clamait en son temps, <em>Oslo</em> raconte le drame pour mieux faire une déclaration d&#8217;amour vibrante à la vie.</p>
<p>L&#8217;essentiel, semble nous dire le réalisateur, c&#8217;est de voir le bonheur quand on le touche du bout des doigts.</p>
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		<title>John Carter. Sale Carter.</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 23:11:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir John Carter ? Je sais ce que vous allez dire : tant pis pour moi. Et c&#8217;est vrai : un chevelu en slip qui combat des phoques géants sur Mars, c&#8217;était ambitieux. Si on ajoute des scènes de Western et un univers héroïc-fantasy cheapos, on comprend pourquoi la dernière production Disney est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.filmtrophy.com/wp-content/uploads/2012/01/JOHN-CARTER-MOVIE-IMAGE-02.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>John Carter</em> ?</strong></p>
<p>Je sais ce que vous allez dire : tant pis pour moi. Et c&#8217;est vrai : un chevelu en slip qui combat des phoques géants sur Mars, c&#8217;était ambitieux. Si on ajoute des scènes de Western et un univers héroïc-fantasy cheapos, on comprend pourquoi la dernière production Disney est un échec cuisant. Dans la salle, on était deux (mais bon, on était vendredi matin).</p>
<p>Au tout départ, c&#8217;est vraiment dur de ne pas partir en courant. Le neveu de quelqu&#8217;un lit un journal intime pour lancer la voie off, des moines chauves se baladent en lévitation sur mars et un barbu sans charisme fait du cheval en Virginie.</p>
<p>Sur mars, l&#8217;univers se dessine sans jamais convaincre, comme si les scénaristes ne croyaient pas dans leur monde improbable (&laquo;&nbsp;par Issus mon jeddak, c&#8217;est un quark&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;si tu veux être le sodar sojat, reviens dans moins d&#8217;un xsat&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;chéri, tu as les clefs de ma Hyundai ?&nbsp;&raquo;&#8230; Ce genre de conneries).</p>
<p>Sur le fond, John Carter partage le même idéal génocidaire que la plupart des fables fantastiques pour mômes américains : il y a les rouges et les bleus et le monde ira mieux quand les bleus auront butté tous les rouges. Parce que les rouges sont violents (c&#8217;est eux qui ont commencé). Et pour surfer sur l&#8217;écologisme ambiant, les rouges sont les foutus pollueurs qui ont asséchés le sol martien.</p>
<p>Mais une fois qu&#8217;on a digéré la bêtise de l&#8217;ensemble, l&#8217;enfant qui sommeille en nous se marre bien : John Carter saute partout, les trucs verts deviennent attachants et l&#8217;univers finit presque par être sympathique.</p>
<p><strong>En Bref :</strong> Il ne faut pas aller voir <em>John Carter</em>. Trop neuneu, trop plat et complètement kitsch. Mais il y a quelque chose de vintage dans les sautillements de ce héros à l&#8217;ancienne, sans doutes ni fêlures ni vêtements.</p>
<p>Et pour une fois, le personnage féminin n&#8217;est pas un simple faire-valoir qui crie derrière le héros. Malgré sa princessitude et ses jolies robes, elle a aussi un bon coup droit et de la personnalité.</p>
<p>Comme quoi on ne peut pas tout avoir sur une planète, c&#8217;est les océans ou l&#8217;égalité des sexes.</p>
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		<title>Les infidèles. Cornes Pop.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 03:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Chrétien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dujardin]]></category>
		<category><![CDATA[Gens du jardin]]></category>
		<category><![CDATA[Hein ?]]></category>
		<category><![CDATA[J'en dujarde]]></category>
		<category><![CDATA[J. Eandujardin]]></category>
		<category><![CDATA[Jean]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Dujardin]]></category>
		<category><![CDATA[Jeandu Jardin]]></category>
		<category><![CDATA[Oscar]]></category>
		<category><![CDATA[The Artist]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il aller voir Les infidèles ? AH NON ÇA SUFFIT MAINTENANT AVEC JEAN DUJARDIN ! Promis, je vous saoulerai pas avec les oscars, Alexandra Lamy, les cocoricos grégaires et les &#171;&#160;putain c&#8217;est génial&#160;&#187;. On s&#8217;en fout, après tout, rien ne vaut un bon poulet au curry. Mais il faut bien parler du film. Ou plutôt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.francetv.fr/culturebox/sites/culturebox/files/styles/image_diaporama/public/images/photos/2012/02/les_infideles.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Faut-il aller voir <em>Les infidèles </em>?</strong></p>
<p>AH NON ÇA SUFFIT MAINTENANT AVEC JEAN DUJARDIN !</p>
<p>Promis, je vous saoulerai pas avec les oscars, Alexandra Lamy, les cocoricos grégaires et les &laquo;&nbsp;putain c&#8217;est génial&nbsp;&raquo;. On s&#8217;en fout, après tout, rien ne vaut un bon poulet au curry.</p>
<p>Mais il faut bien parler du film.  Ou plutôt des films. Sans cohérence apparente, <em>Les infidèles</em> livre le point de vue de sept réalisateurs sur l&#8217;infidélité masculine. On passe de la farce grasse et franchouillarde (l&#8217;ouverture et la fermeture du film, réalisées par Dujardin et Lellouche, acteurs principaux de tous les sketchs), à la comédie sociale (de Michel Hazanavicius, le meilleur réalisateur français en Amérique) en passant par le drame social et la guerre des sexes (largement gagnée par les femmes, dans le court-métrage d&#8217;Emmanuelle Bercot, de loin le plus intelligent).</p>
<p>Contre toute attente, en mélangeant les styles et les genres le film parvient à raconter une histoire sans jamais perdre son spectateur. Globalement, les hommes passent pour des mômes attardés persuadés qu&#8217;ils doivent conquérir le monde entier avant de mourir et  même les hommes qui se vantent de leur fidelité ne le sont qu&#8217;en raison de leur incapacité à séduire une autre femme que la leur.</p>
<p>Relis.</p>
<p>Bref, on prend tarif, mais derrière la caricature mordante, il y a aussi quelques vérités déchirantes qui rappelleront de nombreuses discussions de comptoir à beaucoup d&#8217;entre-vous. Pas con, le film réussit à effleurer l’infidélité de front, pas toujours en rigolant et sans jamais plomber l&#8217;ambiance.</p>
<p>Dommage que l&#8217;ensemble soit aussi convenu, à l&#8217;exception du court-métrage d&#8217;Emmanuel Bercot. Face aux hommes rigolards et fêtards, les femmes sont présentées comme des petites brebis inoffensives et manipulées. S&#8217;il se veut féministe sans l&#8217;avouer, le point de vue sent un peu les années trente : j&#8217;ai bien vérifié sur <a title="Vintage hein ?" href="http://isp.netscape.com/" target="_blank">les réseaux des internets</a>, et les sondages confirment que l’infidélité est équitablement partagée par les deux sexes. Alors ça va maintenant.</p>
<p>Mais bon, avec une moustache, ça compte double.</p>
<p><strong>En Bref : </strong>Il faut aller voir <em>Les infidèles</em>. Parce qu&#8217;on rigole, parce que ça fait longtemps qu&#8217;on a pas vu un film a sketchs, parce qu&#8217;il y a des moments jolis et forts au milieu des vannes trois-tonnes. Et puis malgré tout, il est marrant ce Dujardin, et ça fait plaisir de le voir s&#8217;autodétruire.</p>
<p>Par contre, il faut vraiment qu&#8217;on parle de ce mystérieux Manu Payet&#8230;</p>
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