Mauvais Hellène

Nikos Now

Crise grecque de 144 pages, réalisé par Nikos Aliagas.

Sortie début mai.

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Aujourd’hui, le Jugement Premier va vous parler… littérature. Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans l’ergotage métaphysique sur les inclinaisons zoophiles d’Agota Kristof dans la littérature hongroise. Ma talentueuse consœur des Pages savantes le fait très bien, et ce une fois par semaine. Le dimanche.

Je parle toujours de l’ergotage métaphysique, pas de la zoophilie, au cas où vous auriez lu trop vite.

Mais je fais tout de même une exception aujourd’hui car oui, et c’est une nouveauté, il existe désormais des bande-annonces pour les livres. Et c’est l’un des plus grands penseurs de notre temps qui en est à l’origine : l’animateur-chanteur-acteur-danseur-présentateur-photographe-écrivain-chroniqueur-dragueur-humoriste-cueilleur d’olives Nikos Aliagas. Acteur aussi donc, puisque sa page Wikipedia nous apprend qu’il est notamment au générique du film « Bob l’éponge« , sans pour autant nous donner plus d’indications sur le personnage qu’il y incarne. Une moule, peut-être.

Nikos a fait une première incursion dans le monde de la plume en 2004 avec Allez voir chez les Grecs, un hommage météorique consacré non pas à la vie nocturne des inventeurs de la sandale, mais à l’immense mythologie du doux pays de son enfance. Quelques critiques littéraires jalouses, parangons de la bien-pensance élitiste et aristocratico-germanopratine, ont bien tenté de jeter l’opprobre sur cet acte de foi littéraire, rien n’y fit : le livre fut sans aucun doute un succès. Seuls quelques exemplaires sont en circulation sur Internet, proposés au très symbolique prix de 1€. C’est bien la preuve que tous les Français possèdent déjà leur exemplaire de « Allez voir chez les Grecs », posé tout à côté de leur oreiller et de la biographie de Loana.

Notre Nikos adoré nous revient donc avec Nikos Now, un nouvel ouvrage qui nous présente sa collection de photographies personnelles prises avec son « smartphone » (si Mossieur Jobs veut que je lui fasse de la pub, il va falloir qu’il allonge les biftons). Là où réside le génie de Nikos, c’est que, au lieu de poster gratuitement sur Internet ses photos « lol » ou ses vidéos de chats pour exciter les jeunes amatrices de félins décérébrés, l’animateur va s’en servir pour publier un livre à peu de frais, si ce n’est pour l’acheteur.

Enfin, pour être tout à fait précis, le bonhomme a déjà publié ses photos sur son compte Twitter, où ses 88 mille abonnés furent ravis de partager ses instantanés gratuitement. Des stars, comme Dany Boon, l’œil aussi vif qu’un maroilles périmé, mais aussi des anonymes, à l’image de cette jeune fille qui, hissée sur la pointe des pieds, arrache un cliché du Grec avec son téléphone, sans savoir qu’elle finira, quelques années plus tard, mariée à un fan de Johnny qui la délaissera tout autant que le déodorant, lui laissant pour seul réconfort l’idée qu’elle partagera un court instant la grille des programmes de TF1 avec son idole, lui a 50 min Inside, elle a Confessions Intimes.

Le résultat, vous l’avez devant les yeux : une sélection aussi hétéroclite qu’une salade grecque, condensée dans une magnifique minute où Nikos vous susurre dans l’oreille de sa voix chaude de méditerranéen en rut, troublant l’espace d’une seconde toute certitude sur votre sexualité.

Alors, ce livre, on ira le lire ? Évidemment, d’autant qu’on doit le parcourir rapidement, étant donné qu’il doit comporter moins de syllabes qu’un conducteur de 50min Inside. Et la bande-annonce est tellement belle ! Moi, j’ai pleuré.

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Nature morte

Cannes – Palme d’or

The Tree of Life

Repos éternel de Terrence Malick avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn

Sortie le 17 mai 2011.

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2 minutes 05 : T’es rance, Malick !

Une fois n’est pas coutume, je vais m’attarder aujourd’hui sur la bande-annonce d’un film déjà sorti en salles. Mais pas n’importe quel long-métrage, puisqu’il s’agit rien de moins que la palme d’or du festival de Cannes : le Tree of Life de Terrence Malick.

Alors, me direz-vous, pourquoi me donner cette peine pour un film dont plus personne n’a rien à faire du teaser ? Je m’intéresserais d’ailleurs un de ces jours au triste destin qu’est celui d’une bande-annonce, très vite délaissée alors que, toute fraiche et inédite, elle est livrée, l’espace de quelques heures, de quelques jours, à la prédation toute strauss-khanienne de milliers d’yeux avides et mateurs, qui n’hésiteront pas ensuite, une fois consommée, à la jeter façon kleenex au profit d’une autre, plus jeune, plus audacieuse, plus aguichante, reléguant son ainée sur le trottoir médiatique du divertissement, pauvre pépée esseulée abandonnée aux mains de quelque pervers du net qui s’en empareront pour leur plaisir sadique, la maquillant, la détournant, l’humiliant, la déformant et la rendant tellement méconnaissable que même son papa cinéaste ne la reconnaitrait pas tapinant rue Saint-Denis.

Mais ceci est une autre histoire. Avec Tree of Life, jamais le Jugement Premier n’aura aussi bien incarné son rôle de service public. Car en lui consacrant maintenant 3 minutes de votre temps,  vous sauverez 2h20 de votre vie (cette promesse sonne comme une publicité pour la sécurité routière).

Car Terrence Malick est un arnaqueur. Et un imposteur. Rappellez-vous Le nouveau monde. Dès les premières lignes du scénario, on croit avoir à faire à une version new-age de Pocahontas. Que nenni ! Les premiers mots du film nous révèle sa véritable inspiration : « La terre… l’eau… le vent… »

http://www.dailymotion.com/videoxcrij

Nul ne sait si c’est la teinte schtroumpfesque ou le slip rouge moulé dans du granit du Capitaine Planet qui a séduit Malick, mais toujours est-il qu’il semblait davantage guidé par ses hormones que par son oeil de cinéaste au moment de choisir le héros du film. Ce qui explique sans doute la présence tout à fait improbable de Colin Farell au casting. Là, tout le monde se dit qu’on va avoir droit à un film qui claque, qui bastonne, avec le remuant acteur d’Alexandre le Grand et de Miami Vice. Grosse désillusion : Malick réussit à transformer notre Paris Hilton du septième art en Line Renaud. Stupéfiant.

Alors, connaissant le potentiel de Brad Pitt pour générer l’ennui (j’aime beaucoup Brad Pitt, mais je tiens quand même à rappeler la jurisprudence Babel), inutile de vous dire qu’il vaut mieux passer son chemin si vous ne voulez pas risquer l’apnée mental de deux heures et demi.

En fait, Terrence Malick souffre un peu du même syndrome que Sofia Coppola dans ses films, à savoir la chiantite aigüe. Beaucoup de jolis plans, mais au prix d’une rare mollesse  dans la réalisation. Je laisserai ainsi le mot de la fin à mon confrère de Tarif critique (dont le talent n’a d’égal que son ego, ce qui n’est pas peu dire) : « Quitte à ce qu’il n’y ait que des belles images, autant faire une soirée diapo’… »

Alors, ce film, on va le voir ? A 7€ le ticket de cinéma, ça fait un peu chéro la sieste. Trouvez-vous plutôt un arbre (de vie) pour roupiller. Vous aurez votre quota de nature pour la journée, et vous vous épargnerez au passage les gémissements métaphysiques de tonton Malick.

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Petit Futé

Cannes – Hors Compétition

La Conquête

Comédie sentimentale de Xavier Durringer, avec Denis Podalydès, Florence Pernel, Bernard Le Coq

Sortie le 18 mai 2011.

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1 minute 41 de : Un président, ça trompe énormément.

On a beau dire, finalement, il existe une certaine liberté de parole en France. La Conquête en est la meilleure preuve : un long-métrage qui traite sans concession (du moins c’est ce qu’il annonce) de l’ascension de l’actuel Président de la République. Et ce, sans aucune intervention que ce soit de la part de l’Elys…

Ha tiens, mon téléphone…

Allo ? Qui c’est ? … C’est toi Didier ? Ha ben tu vois, j’avais tort, tu as peut-être du talent finalement. Ton imitation de Sarkozy est vraiment meilleure,  tu aurais presque le niveau pour passer chez Ruquier… Haha je déconne… Pardon ? Vous êtes vraiment le Président Sarkozy ? Ouais, c’est ça, et moi je récure les chiottes de l’Elysée aussi… Ha ? Ca pourrait bien m’arriver très vite ?

Déjà je vous entends très mal, il y a de la friture sur la ligne… Comment ? C’est votre femme qui repète pour son prochain album ? Merde, c’est vrai que ça ressemble à du Carla Bruni… D’ailleurs, c’est marrant que vous m’appeliez maintenant monsieur le Président, j’allais justement écrire la critique du film qui vous est consacré… Vous êtes déjà au courant ? Comment vous… Ha, bon, un instant j’ai cru que vous m’aviez mis sur écoute, que vous étiez venu chez moi trafiquer mon téléphone. Oui, je sais bien que ce n’est pas du tout votre style…

Ce que je pense du film ? Ça ne m’a pas l’air trop mal, surtout pour un film inspiré de votre vie… Non, non n’y voyez pas une insulte ! Une boutade, tout au plus. Ca raconte les cinq ans qui vous ont mené à votre plus grande victoire… Non, pas dans les bras de Carla, l’autre grande victoire… Oui, la présidentielle. Et de vos rapports avec votre femme, enfin la vraie. Non, non, je ne sous-entend rien du tout.

Sinon, il faut bien reconnaitre que les acteurs sont plutôt ressemblants, Bernard Le Coq en Chirac et Samuel Labarthe en Villepin sont très bien. Même Denis Podalydès, qui vous incarne… Comment ? Leonardo Di Caprio ? Heu… Je pense qu’il ne devait pas être disponible… J’ai aussi entendu dire qu’André Bouchet avait été approché, mais il préférait rester disponible au cas où on l’appellerait pour le prochain Seigneur des Anneaux… André Bouchet ? Vous ne connaissez pas ? Heureus… Je veux dire, dommage, c’est pourtant un GRAND acteur…

Brice Hortefeux ? Je ne sais pas… Laissez-moi regarder… Non, je ne crois pas qu’il soit dans le film. En même temps, vous savez, comme Jacques Villeret est mort, je ne sais pas qui aurait pu l’incarner… Yvette Horner, peut-être ? Bon, sinon, les dialogues m’ont l’air un peu limites, voire pauvres, mais là je suppose que ce n’est pas au réalisateur qu’il faut en vouloir mais à l’auteur… Qui est l’auteur ? Non mais il va vraiment falloir que j’explique toutes mes blagues ?

L’affiche ? Oui, je l’ai vue, et permettez-moi de vous dire que je suis moi aussi s-c-a-n-d-a-l-i-s-é ! … Non, scandalisé, pas sandalisé, il y a un c au début… Non mais c’est de ma faute, je n’aurais pas dû l’épeler, ça passe à l’écrit mais pas à l’oral. Donc l’affiche. Moi aussi le choix d’un siège haut me révolte ! Personnellement, j’aurai choisi… je ne sais pas… un tabouret ? Un escabeau, peut-être. Mais un siège de bar, ça fait poivrot ! Un comble, pour vous qui ne buvez pas…

Et donc… Vous dites ? Oui, j’écris tous mes textes…. Ho, c’est très drôle, « Vous avez le niveau pour animer les Zamours« … Figurez-vous que je fais ce que je peux ! Vous n’aimez pas mes critiques ? Comment ? Est-ce que je sais où vous vous les carrez mes critiques ? J’ai une petite idée… Mais notez que c’est plutôt positif, cela sous-entend qu’elles sont bien huilées… Non, mais je… En faire mon métier ? Pourquoi pas, ça pourrait m’intéress… Ha. Vous pensez que je fais fausse route ? Vous me verriez plutôt faire quoi ? … « Eolienne » ? Je ne… Ho d’accord, « vu tout le vent que vous brassez »… ha oui c’est vraiment très amusant, très fin…

Bon, c’est pas tout ça mais va falloir que je vous laisse, j’ai ma critique à écrire … Ha et heu, au fait,  félicitations pour le bébé… Comment ? … Ha ce n’est pas vous qui… ? … Bon… Hé bien, vous le féliciterez de ma part alors… Et dites-lui aussi que j’aime beaucoup son dernier album

Mais je… Non, je ne me fous pas de vous! Allo ? Allo ? Tiens, pourquoi mon téléphone fait un drôle de bip tout à coup ?

Alors, ce film, on ira le voir ? D’un point de vue purement cinématographique, oui. D’un point de vue politique, libre à chacun de décider s’il veut apporter ou non une pierre à l’hagiographie (critique ou non) du Président de la République.

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Tronches de Cannes

Le festival de Cannes a enfin un visage ! Ou dix-neuf en fait, soit le nombre de réalisateurs en lice pour la palme d’or cette année !

Tout juste dévoilée, la 64e cuvée du festival cannois s’annonce fort sympathique. Pedro Almodovar, Nanni Moretti, Lars Von Trier ou encore Terrence Malick… que des grands noms du cinéma qui, s’ils n’ont pas toujours eu la caméra heureuse, ont au moins le mérite de voir leur travail comme une œuvre artistique et pas comme une aventure d’Action Man grandeur nature. Alors forcément, certains esprits grognons trouveront encore à y redire, arguant que « ce sont toujours les mêmes qu’on voit, et gnagnagna », mais tant qu’à sélectionner des réalisateurs, autant prendre des bons. Ou sinon on va au festival du téléfilm de La Rochelle. Ok, je suis snob, mais c’est Cannes, et si tu peux pas être snob à Cannes, autant arrêter le champagne à l’orange tout de suite.

Mais Cannes c’est encore loin (la fiesta commence le 11 mai) et, honnêtement, on aura sans doute autre chose à faire à ce moment-là… Aller au ciné (bha ouais, la plupart des gros films cannois sortent en même au cinéma, alors inutile de bouger son boule sur la croisette), revoir une énième fois le dernier Winnie l’Ourson pour tenter de déceler toutes les références pornographiques cachées dans le film, ou encore s’entrainer pour Roland-Garros (histoire d’aller chercher le trophée nous-mêmes, on a sans doute plus de chances que les tennismen français.)

Alors le Jugement premier a pris une décision. Il fera Cannes avant Cannes ! Avec sa cérémonie d’ouverture et son discours (l’humoriste Nicolas Bedos ayant décliné mon offre pour écrire celui du festival officiel, j’ai dû me rabattre sur Tex), les soirées alcools/coke/Beigbeder chez moi (un jeu concours vous permettra prochainement de gagner des entrées) et, bien sûr, son palmarès, tout cela en partenariat avec Nailner (pour en finir avec les mycoses sous les ongles de pied).

Donc : 19 films en compétition officielle, autant dans la catégorie « Un certain regard », plus cinq incrustes présentés « Hors compétition », ça fait beaucoup de bandes-annonces à passer au crible du Jugement premier. Trop même, aussi j’appliquerai une sélection aussi sévère qu’injuste et vous soumettrai ma propre sélection dans la sélection (« la crème de la crème » pour reprendre l’expression favorite de mon confrère de Techweek).

Les premières critiques arriveront très vite, alors soyez prêts ! Et n’hésitez pas à contester, pester et vociférer via la touche commentaires ! Et proposer votre propre palmarès !

En attendant, je vous invite à lire ou relire la première vict… heu critique juste ci-dessous, celle du nouveau Woody Allen, présenté Hors-compétition en ouverture du festival.

A très vite !

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Paris ! Paris ! On t’enfume !

Minuit à Paris

Mensonge éhonté de Woody Allen , avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard, Carla Bruni...

Sortie le 11 mai 2011.

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2 minutes 02 de : Elle est où Carla elle est où ? Dans ton …

Aujourd’hui, je décide d’aller me balader dans Paris. Mais pas dans n’importe quel Paris : le Paris de Woody. Celui fait de lumières scintillantes, de bateaux mouches romantiques et de petites rues poétiques.

Ni une ni deux, je me rends dans un hôtel des Champs-Elysées pour y établir mon camp de base. Sur place, un portier aux allures de proxénète, engoncé dans les habits de Spirou, me signifie gentiment mais fermement que je n’ai pas la tenue adéquate pour mettre les pieds dans son hôtel. Pas démotivé, je décide de me rendre dans le magasin Dior le plus proche, car comme dans le film, je veux pouvoir me balader avec mon sac Dior au bout du bras. Dans la rue, je suis surpris : les bâtiments sont fades, ternes. Rien à voir avec le film de Woody, où la saturation excessive des couleurs donne l’impression de se promener dans un magasin de bonbons.

Au détour d’une rue, je rencontre un joueur d’accordéon. Comme dans le film de Woody ! Mais ce que Woody ne dit pas, c’est que le pauvre homme est à la rue et dort dans un empilement de carton. La vie d’accordéoniste à Paris semble plus dure que prévu.

Au pied de la Tour Eiffel, je m’attends à être assailli par un océan d’amour et de tendresse, à zigzaguer entre les couples venus s’embrasser sous les jambes de la dame de fer. A la place, une dizaine de vendeurs à la sauvette me tombe dessus, exigeant que j’achète l’une de leurs breloques clinquantes en métal. Face à mon refus affolé, ils se mettent à me poursuivre, jetant dans mes yeux ébahis des petites tours Eiffel pointues comme des dards.

Je tente de héler un bateau mouche qui passe sur la Seine en contrebas pour m’échapper, mais le capitaine feint de m’ignorer, se contentant de m’adresser un signe incompréhensible, levant son poing dans ma direction et dressant son majeur. Dépité, je suis obligé de me rabattre sur un autre moyen de transport, qui n’existe pas dans le film de Woody. Cela s’appelle le métro. Un endroit sombre, sale, malodorant, où coexistent des gens étranges, qu’on ne voit jamais dans les film de Woody : Ici, ils ne sont pas tous blonds aux yeux bleus avec un sourire ultrabright. Beaucoup sont mal coiffés, mal rasés, blafards, et même pire… ils ont des couleurs de peau différentes !

Je m’imbrique façon Tetris dans une rame surchargée, troquant mon excursion en bateau mouche contre une expédition en wagon sardine. Je me penche alors vers mon voisin le plus proche, si proche d’ailleurs que je peux déduire son repas du midi rien qu’à sentir son haleine. Une chose est sûre : il n’a pas mangé au Fouquet’s, la cantine des héros de Woody.

« Cher monsieur, je suis amoureux de Paris ! » déclarai-je, à l’instar du héros du film, à ce charmant voisin. « Et moi de ta mère, alors vas te faire enculer connard » me répond t-il, masquant probablement son humour derrière une mine patibulaire. Sur ses conseils, je lui cède ma montre et mon téléphone portable, et finit par quitter la rame pour remonter à l’air libre et frais de Paris.

Quelques quintes de toux plus tard, je décide de m’asseoir à la terrasse d’un café pour apprécier cette après-midi presque ensoleillée. Je dis presque, car il pleut. Comme 171 jours par an en moyenne à Paris. Un persistant nuage de pollution nous préserve le reste du temps des aléas climatiques. Détrempé, je profite de mon coca-cola payé 8 euros, noyé par la pluie dans un océan de glaçons. Enfin, pas longtemps, puisque le serveur, aussi rieur qu’un président russe, me propose cordialement d’aller voir ailleurs s’il y est. Deux heures d’errance et de marelle entre les crottes de chien plus tard, je dois me rendre à l’évidence : il n’y est point.

Soudain, un dernier espoir surgit devant moi : belle, majestueuse, arachnéeeeeene, je vois Carla Bruni descendre d’une voiture juste sous mon nez. Sensuel agent immobilier chez Woody, je me dis que, peut-être, elle pourra m’emmener avec elle dans ce Paris idyllique que je cherche depuis si longtemps. Je m’approche d’elle et tapote sur son épaule, un grand sourire sur les lèvres. En une seconde, je me retrouve plaqué au sol par une équipe du Swat, un fusil entre les omoplates, une grenade fumigène dans la bouche. Je finis ma soirée dans une cellule nauséabonde, où fouilles corporelles et interrogatoires musclés vont rythmer ma garde à vue. Heureusement, mon collègue de cellule, Frédéric B., m’apprend qu’il est un habitué des lieux. Je l’interroge sur ce mystérieux Paris de Woody, impossible à trouver. Il me tend alors une petite poignée de poudre blanche : « La voilà, le clé du Paris de Woody ».

Soyons franc : Woody m’a menti. Paris, c’est pas magique.

Alors, ce film, on ira le voir ? Non. Autant, lorsque Woody Allen sublime Londres ou New-York, on est prêt à y croire. Fatalement, Paris, on n’y croit tout de suite moins. Du coup, Minuit à Paris, c’est comme le Père Noël : tant qu’on y croit, ça va. Mais une fois qu’on a découvert le pot-aux-roses, on a juste l’impression de se faire prendre pour un con.

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En fer et contre tous

Game of Thrones (Le Trône de fer)

Série médiévale fantastique créée par HBO, avec Mark Addy, Alfie Allen, Sean Bean

Diffusion américaine : 17 avril 2011. France : Septembre 2011.

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1 minute 01 de : Cottes cottes de maille.

Les réalisateurs/scénaristes manquent d’imagination. Vraiment. A peine quelques malheureuses chroniques émaillent ce blog et pourtant j’ai déjà l’impression que tous les films qui se présentent sont l’adaptation de livres à succès. Nouvelle itération du phénomène aujourd’hui avec Le Trône de fer, saga littéraire s’il en est. Plus de 7 millions d’exemplaires vendus pour cette série, toujours en cours d’écriture, qui compte actuellement 12 tomes en France. Une épopée au long cours puisqu’elle est longue de plus de 4 000 pages, quand Frodon et ses copains règlent son compte à Sauron en à peine 1 200 pages du Seigneur des Anneaux.

Bref, tout ça pour dire qu’au lieu de nous infliger huit films pour un nombre de pages similaires avec la saga Harry Potter, les Américains ont décidé de faire du Trône de fer une série TV. Et donc la bande-annonce qui va avec. Je saute directement l’étape où j’explique, à force d’arguments pertinents et savamment choisis, que les les séries télévisés sont désormais au standard (voire souvent meilleures) de la plupart des long-métrages qui sortent en salle, ce qui explique par conséquent que je chronique également les bandes-annonces de séries.

La chaine HBO s’est fait pingre sur les images de sa série phare, préférant distiller par petites séquences les extraits du Trône de fer. De quoi frustrer les fans de l’oeuvre de Georges R. R. Martin, qui devront se contenter de jouer à un « qui-est-ce » image par image pour tenter de donner un visage à leur héros préférés. Ceux qui ne connaissent rien à la série ne comprendront sans doute pas grand chose à cette courte bande-annonce, aussi un petit décryptage s’impose (concernant au moins le début de l’histoire).

Dans un monde médiéval mais un peu héroïc fantasy sur les bords, Eddard Stark (Sean Bean, le Boromir du Seigneur des Anneaux) règne sur la région septentrionale de Winterfell avec femme et mouflets. Il a pour charge de garder le Mur, une sorte de muraille de Chine qui sépare tout le royaume des contrées inconnues du Nord où trainent morts-vivants et autres chanteurs de la Star Ac’. Un jour, son pote, le roi Robert, lui demande de devenir son Premier ministre parce qu’il a remarqué que l’espérance de vie de ses conseillers a brutalement chuté. Forcément, les arrivistes complotent (à commencer par la reine Cersei), et espèrent faire son affaire au bon roi pour prendre le contrôle du royaume.

Voilà, les grandes lignes sont posées. S’il y a une chose à retenir de ces premières images, c’est ce qu’elles ne montrent pas : l’enchainement de scènes guerrières ou sensuelles masque en réalité toute la profondeur politique de la saga. Les retournements de situations sont nombreux, les ramifications des complots multiples, les personnages tout sauf manichéens. L’ensemble faisant passer le scénario du Seigneur des Anneaux pour un simple spot contre la pilosité pédestre. Inutile de dire que le format série sied à ravir à cette immense affaire qu’est le Trône de fer.

Alors, cette série, on la regarde ? Oui. Vu le matériau scénaristique sur lequel elle repose et la qualité graphique des premières images, on peut s’attendre à une série de qualité, prolongeant sur petit écran le souffle épique de grandes sagas cinématographiques telles que le Seigneur des Anneaux.

Pour ceux qui en veulent plus, une autre bande-annonce :

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Et pour les plus impatients, HBO vient tout juste de diffuser les 14 premières minutes du premier épisode !

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Une grosse Gondry

Chez Gino

Comédie quatre fromages de Samuel Benchetrit, avec José Garcia, Anna Mouglalis, Samuel Benchetrit

Sortie le 30 mars 2011.

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2 minutes 01 de : Pub pour Sodebo

José Garcia qui joue un pizzaïolo italien… Rien qu’avec ce postulat de départ, le spectateur est invité cordialement à aller voir ailleurs si la pâte est mieux cuite. A croire qu’il n’y a pas assez d’acteurs italiens disponibles en France pour jouer un petit gros énervé. Alors certes, même si José Garcia à le monopole de ce type de rôle et tente de concurrencer Kad Merad sur le terrain de l’omniprésence cinématographique, il va falloir que quelqu’un lui dise qu’il y a quand même des limites ! Et très vite, avant qu’il ne veuille incarner De Gaulle, Peter Pan, Jeanne d’Arc et Alien.

Pour autant, s’arrêter à cette première incongruité pourrait être une erreur. Très vite, le scénario du film commence à se dessiner et s’avère alléchant : pour pouvoir hériter de son oncle, un mafieux italien probablement dans le business de Nutella, « Gino » Garcia doit lui prouver qu’il est le véritable Jabba des Pizza Hut bruxellois.

Pas une mince affaire. C’est pourquoi il engage les services d’un cinéaste au regard aussi expressif que celui d’une chèvre confrontée à un Sudoku (incarné par Samuel Benchetrit, également réalisateur du film, dont on espère qu’il fut plus expressif sur le plateau de tournage) afin de « filmer » sa fausse vie de truand. Et là, les choses deviennent intéressantes. On assiste à la construction d’un film dans le film, réalisé avec trois rustines et deux bouts de ficelles. Un cinéma à la MacGyver qui n’est pas sans rappeler le Soyez sympa, rembobinez de Michel Gondry, excellente potacherie sur le cinéma populaire américain.

Chez Gino, les acteurs ont tous l’air plus bêtes les uns que les autres. Sans doute l’air bruxellois, diront les mauvaises langues. Ce serait bien mal connaitre la capacité de Benchetrit à filmer des loosers attachants, comme en atteste les plutôt bons Janis and John et J’ai toujours voulu être un gangster.

Alors, ce film, on ira le voir ? Pourquoi pas, histoire de pouvoir justifier de son quota mensuel de films français. Mais pour le prix d’un ticket de ciné, vous pouvez aussi avoir une margarita. A vous de voir ce que vous préférez…

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Le cas Quatre

Numéro quatre

Teenage dream de D.J. Caruso, avec Alex Pettyfer, Dianna Agron, Timothy Olyphant

Sortie le 6 avril 2011.

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2 minutes 26 de : Qui a piqué la Game Boy de Kevin ?

On ne se rend pas compte à quel point il est difficile aujourd’hui de n’être qu’un banal adolescent, sans passé torturé ni pouvoirs surnaturels. Si, il y a encore une dizaine d’années, un torse imberbe et la promesse de « partir un jour, sans retour » suffisaient à faire tomber les filles comme des tyrannies au Maghreb, les choses ne sont plus aussi simples aujourd’hui. Les standards s’appellent désormais Clark Kent, Kyle XY et autres Edward Cullen. « Quoi ? Tu veux que je sortes avec toi alors que t’es même pas capable de sauver le monde et d’arrêter une bagnole avec ta main droite ? Et puis quoi encore ? Next!!!! »

Le héros de Numéro quatre, lui, l’a bien compris, aussi a-t-il eu la décence de se dégotter un super-pouvoir avant de rentrer en cours de maths. Son truc : deux lampes de poches implantées dans la paume des mains. Pratique pour aller aux toilettes la nuit, moins pour castagner des méchants.

Car évidemment, la moitié de la Terre semble vouloir lui éclater ses boutons un à un. Pourquoi ? Et qui est-il ? Un extraterrestre ? Un mutant ? Un membre du panel ayant interrogé notre président ? Aucune indication n’est donnée, si ce n’est qu’ils sont neuf comme lui et qu’il est le numéro quatre. Les trois premiers sont déjà passés de vie à trépas. Il faut dire aussi qu’ils avaient bien choisi leur planque : Malaisie, Kenya, bas-fonds londoniens… Il paraît même que Numéro cinq se planque dans le bunker de Khadafi et Numéro six dans la cuisine d’un Quick. Que des endroits sûrs.

Inutile d’aller plus loin dans le scénario, vous l’avez compris : tous les éléments du teen movie bas du jean sont là. Ça pète de partout, ça se fait des bisous dans le cou, et ça se finira bien parce que sinon on pourra pas de faire de suites en cas de succès. Manquerait plus que ça soit l’adaptation d’une série de livres pour enfants pour que le cliché soit complet ! … Ha merde, c’est le cas.

Tant pis, Numéro quatre aura peut-être des qualités cinématographiques insoupçonnées, notamment grâce au réalisateur. Qui est-il, au fait ? « Le réalisateur de Paranoiak » nous assène fièrement la bande-annonce. Pas le genre de films dont on se vante normalement. Un petit tour rapide dans la bio de D. J. Caruso nous apprend en revanche qu’il s’est notamment fait la main sur la série « Le flic de Shangaï« . Ben voilà ! C’est ça qu’il fallait mettre en avant !

Alors, ce film, on ira le voir ? Non. Pas au cinéma en tout cas, mais toutes celles et ceux qui, comme moi, ont une jeune fille en fleur qui sommeille au fond d’eux (et nous sommes nombreux) ronronneront en cachette devant le DVD.

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Alice au pays des guerrières

Sucker punch

Boite à baffes signée Zack Snyder, avec Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone

Sortie le 30 mars 2011.

2 minutes 20 de : Bombes Raider

Il y a des termes qui ne seront sans doute jamais associés au nom de Zack Snyder dans une recherche Google… Pas de »poète », de « romantique » ou encore de « délicat » en apposition à son patronyme. Aux réflexions philosophiques sur la représentation de la nature dans le romantisme victorien, Snyder préfère les coups de glaives et de sandales dans le bide des 300 Spartiates et les superhéros cradingues de Watchmen.

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Le tout dans un style graphique situé quelque part entre la BD, le jeu vidéo et le n’importe quoi. Aussi, il ne faut s’inquiéter si, au détour d’un plan, on peut croiser un homme avec une tête de chèvre complétement stone en train de jouer de la flute. Vous voilà prévenus.

Ce n’est donc pas surprenant que Monsieur Snyder revienne avec un film coup de poing, et cette fois l’expression n’est pas galvaudée puisque « Sucker punch », terme venu du vocable de la boxe, a pour traduction littérale « coup délivré par surprise ». Film coup de poing, coup de pied et tout ce que vous voulez donc, ici administrés par une jeune adolescente à qui l’on aurait discrètement échangé ses DVD de Dora l’exploratrice par la trilogie Matrix, Kill Bill et Massacre à la tronçonneuse.

Conséquence directe : la jeune fille, en proie à une imagination aussi débordante que flippante, va filer tout droit dans un hôpital psychiatrique, sans passer par la case Secret Story. Toutefois, point d’Hannibal Lecter, Norman Bates et autre Mathilde Seigner parmi ses compagnons de chambres, mais quatre jolies jeunes filles qui vont l’accompagner dans son délire. Mais là où Alice se contentait de suivre un petit lapin blanc et de boire du thé avec des cartes à jouer, Babydoll et ses copines préfèrent défourailler des samouraïs et des dragons à coups de fusils à canons sciés. Moins poétique, certes, mais plus expéditif.

L’influence des jeux vidéo est plus qu’évidente dans ces premières images : Variété des situations, qui sont autant de « niveaux » à explorer (japon médiéval, héroic-fantasy, Seconde Guerre mondiale…), actions spectaculaires, enchainement frénétique des plans, graphisme léché et plastique… Si l’on sent bien que la petite Babydoll a comme grande soeur cinématographique la Uma Thurman de Kill Bill, ses mamans sont indéniablement à rechercher du côté des univers virtuels.

Et à ceux qui oseraient encore mettre mon érudition à l’épreuve quant aux rapports de ce film avec l’industrie vidéoludique, je leur rétorquerais que « Sucker punch » est aussi le nom d’un développeur de jeu, notamment connu pour la série Sly. Aucun rapport ? Certes. Mais c’est dit quand même.

Plutôt enthousiasmantes, ces premières minutes nous laissent espérer un film d’action encore plus libre et débridé que ne l’était déjà 300. En s’affranchissant des limites imposées par la réalité et la vraisemblance (on est ici dans le domaine du rêve et du fantasme), le réalisateur peut laisser libre cours à ses délires les plus fous. Du coup, on se prend à rêver : Snyder aurait-il finalement réussi à trouver la bonne alchimie entre films et jeux vidéo ? Entre les bons jeux qui font de mauvais films (on ne les citera pas, mais à peu près tous) et les films (bons comme mauvais) qui font quasi-systématiquement de mauvaises adaptations vidéoludiques (et cessez de brandir le Goldeneye de 1997, c’est bien la seule exception qui confirme la règle!), il reste un espace béant à remplir. Prions pour que Sucker Punch apporte une première pierre à ce nouvel édifice cinémato-vidéoludique qui ne demande qu’à se construire.

Alors ce film, on ira le voir ou pas ? Oui. Parce que la bande-annonce donne franchement envie, que le réalisateur assume pleinement la démesure de son sujet et semble s’en être donné à coeur joie. Attention quand même à ne pas sombrer dans la série B sans âme.

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Sauci-con

Halal, police d’Etat

Comédie française de Rachid Dhibou, avec Eric Judor, Ramzy Bedia, Jean-Pierre Lazzerini

Sortie le 16 février 2011

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1 minute 22 de : Mais y’en a pas un des deux qui est black chez Omar et Fred ?

Comme quoi, avoir un bon jeu de mots dans un titre ne suffit pas toujours à faire un bon film, et encore moins une bonne bande-annonce. Jouant sur la parenté phonétique avec une série encore moins connue aujourd’hui que Le Renard, Halal, police d’Etat est à Hawai, police d’Etat ce qu’Alerte à Malibu est à l’opération pièces jaunes : on voit pas le rapport.

Pas besoin d’être un expert en marketing ni de payer de coûteuses études pour évaluer à vue d’œil l’audience potentielle d’un film. La bande-annonce suffit. Blagues niveau CE2, humour communautaire ultra-ciblé, enchainement de clichés tellement gros qu’ils se transforment en clichés de clichés… on ne sait plus où s’arrête la mauvaise vanne et où commence le mauvais gout. Au passage, petite mention spéciale à Ramzy, qui imite aussi bien l’accent du Bled que Jean Reno l’accent corse.

Alors certes, Eric et Ramzy nous ont fait rire à une époque, celle de H et de La tour Montparnasse infernale. Mais c’était il y a dix ans ! Faire la même vanne pendant une décennie, c’est lourd. La preuve : qui rit encore du célèbre « devine si c’est mon doigt ? » (si tant est que quelqu’un ait jamais rigolé à cette blague…)

Toutefois, la bande-annonce d’Halal Police d’Etat nous apprend au moins une chose : après Very Bad Trip et Date Limite, il est désormais cinématographiquement correct de frapper des enfants.

C’est plutôt une bonne nouvelle ! Reste plus qu’à faire un remake des Choristes et du Petit Nicolas, en remplaçant le maître de chorale par Chuck Norris et le père de Nicolas par Steven Seagal. Ils feraient moins les malins les marmots : « Allez, chante », « Nan ! », « Chante j’te dis ! », « Naaan », *High front kick/low kick/manchette/balayette/uppercut*, « Tu vas chanter maintenant oui ? » « F’peux pas fous m’afez pété toutes les fents »

Bref, après l’échec, au moins critique, des Dalton, et celui, total, de Steak et de Seuls Two, les deux compères continuent d’enchainer les bides. Eric et Ramzy ont tellement de fours à leur actif qu’ils pourraient ouvrir un crématorium…

Alors, ce film, on ira le voir ? Non. Eric et Ramzy, c’est un peu comme les deux cancres du fond de la classe : il faut les ignorer. Ils finiront bien par comprendre qu’ils ne font plus rire leurs petits camarades et qu’il est temps pour eux de chercher un vrai travail.

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