« Never Say Never », c’est l’heure d’aller au lit !

Justin Bieber : « Never Say Never »

Testament musical américain de Jon Chu, avec Justin Bieber, Miley Cyrus, Jaden Smith

Sortie le 23 février 2011.

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1 minute 25 de : Sale gosse

Ami lecteur et amateur de jeune chair fraiche, je t’avertis d’emblée : tu ne trouveras pas dans cette chronique la moindre attaque visant Justin Bieber. D’abord parce que c’est mal de s’en prendre à un enfant, et cela l’est d’autant plus lorsque ledit marmot possède déjà assez d’argent pour se payer à loisir des tueurs à gages tout prêts à découper en petits morceaux l’entourage du moindre critique ciné un peu trop remuant, avant de lui payer un aller simple pour aller rejoindre Eric Zemmour au fin fond d’un goulag russe.

Donc non, pas de critiques acerbes de ma part, qui auraient de toute façon été uniquement motivées par une jalousie capillaire plus qu’évidente. Cette chronique sera donc totalement complaisante et druckerienne, et le seul calembour dont je saurai me prévaloir serait d’affirmer que je suis un peu « de mèche » avec Justin Bieber.

Pour les quelques-uns qui ignoreraient encore (les malheureux!) qui est Justin Bieber (attention, ça se prononce « Djeustine »), rappelons que ce jeune garçon n’est autre que le Michael Jackson du XXIe siècle, une version 2.0 dont on aurait définitivement réglé les problèmes de contraste et qui, du haut de ses seize ans, peut regarder autant de films porno qu’il veut avec ses petits copains sans que cela ne choque personne.

Mais concentrons-nous sur le film, ou plutôt aux quelques précieuses images que nous offre le film-annonce. A commencer par ces premières émotions, tendrement filmées façon « Vidéo Gag » par un bienveillant paternel. On y voit bébé Justin apprendre à taper en rythme sur une chaise de la cuisine pendant qu’on imagine maman compulsant avec frénésie un exemplaire de « Mon fils est con comme une huitre, que faire de lui ? » Autre séquence d’anthologie, qui n’apparait pas dans le trailer mais que l’on espère voir intégrée dans le film : cette vibrante dénonciation des carences du système éducatif américain.

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Preuve de l’intérêt des amateurs de cinéma et de bonne musique : la bande-annonce a été visionnée des millions de fois sur internet, et suscite probablement déjà un énorme buzz du côté des sites pédophiles. On imagine que ces fans attendent avec excitation la projection du film en 3D.

Concernant les qualités cinématographique de « Never Say Never », on peut faire confiance à Jon Chu, réalisateur prolifique à la filmographie aussi impressionnante qu’inventive. Deux films à son actif, deux pépites du cinéma d’auteur : Sexy Dance 2 et Sexy Dance 3 : The Battle. Ce dernier fait d’ailleurs partie des 20 meilleurs films de l’année 2010 selon le classement établi par les Inrocks. Une référence donc.

Sans oublier la qualité des dialogues, qui, oscillants entre Flaubert et Marc Levy (avec une tendance plus prononcée pour le second), nous livrent des fulgurances intellectuelles telles que « Tu peux réaliser ton rêve si tu le veux vraiment ». Ma retranscription est peut-être un peu approximative mais elle est à mettre sur le compte d’un esprit sans doute trop faible pour restituer au mieux la puissance des propos du film.

Au final, « Never Say Never » est un véritable hymne à la jeunesse d’aujourd’hui, qu’on dit ingrate, blasée, stupide et feignante, passant son temps à mater les chimpanzés imberbes qui s’exposent dans les cages cathodiques des grandes chaines de télévision. Grâce à Justin Bieber, les paternels de tous les ados de France et du monde peuvent enfin dire : « Tu vois, au lieu de glander, lui au moins il rapporte de la thune à ses parents ! »

Alors, ce film, on ira le voir ? Avec un tel pedigree, on peut aller voir « Never Say Never » les yeux fermés. C’est d’ailleurs sans doute la meilleure façon de l’apprécier…

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2 réponses à « Never Say Never », c’est l’heure d’aller au lit !

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  2. Justin B. dit :

    on se revaira au tribunalle,
    je te di pas ou je te dis pas kan,
    mais tu paieras sa !

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