Le cas Quatre

Numéro quatre

Teenage dream de D.J. Caruso, avec Alex Pettyfer, Dianna Agron, Timothy Olyphant

Sortie le 6 avril 2011.

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2 minutes 26 de : Qui a piqué la Game Boy de Kevin ?

On ne se rend pas compte à quel point il est difficile aujourd’hui de n’être qu’un banal adolescent, sans passé torturé ni pouvoirs surnaturels. Si, il y a encore une dizaine d’années, un torse imberbe et la promesse de « partir un jour, sans retour » suffisaient à faire tomber les filles comme des tyrannies au Maghreb, les choses ne sont plus aussi simples aujourd’hui. Les standards s’appellent désormais Clark Kent, Kyle XY et autres Edward Cullen. « Quoi ? Tu veux que je sortes avec toi alors que t’es même pas capable de sauver le monde et d’arrêter une bagnole avec ta main droite ? Et puis quoi encore ? Next!!!! »

Le héros de Numéro quatre, lui, l’a bien compris, aussi a-t-il eu la décence de se dégotter un super-pouvoir avant de rentrer en cours de maths. Son truc : deux lampes de poches implantées dans la paume des mains. Pratique pour aller aux toilettes la nuit, moins pour castagner des méchants.

Car évidemment, la moitié de la Terre semble vouloir lui éclater ses boutons un à un. Pourquoi ? Et qui est-il ? Un extraterrestre ? Un mutant ? Un membre du panel ayant interrogé notre président ? Aucune indication n’est donnée, si ce n’est qu’ils sont neuf comme lui et qu’il est le numéro quatre. Les trois premiers sont déjà passés de vie à trépas. Il faut dire aussi qu’ils avaient bien choisi leur planque : Malaisie, Kenya, bas-fonds londoniens… Il paraît même que Numéro cinq se planque dans le bunker de Khadafi et Numéro six dans la cuisine d’un Quick. Que des endroits sûrs.

Inutile d’aller plus loin dans le scénario, vous l’avez compris : tous les éléments du teen movie bas du jean sont là. Ça pète de partout, ça se fait des bisous dans le cou, et ça se finira bien parce que sinon on pourra pas de faire de suites en cas de succès. Manquerait plus que ça soit l’adaptation d’une série de livres pour enfants pour que le cliché soit complet ! … Ha merde, c’est le cas.

Tant pis, Numéro quatre aura peut-être des qualités cinématographiques insoupçonnées, notamment grâce au réalisateur. Qui est-il, au fait ? « Le réalisateur de Paranoiak » nous assène fièrement la bande-annonce. Pas le genre de films dont on se vante normalement. Un petit tour rapide dans la bio de D. J. Caruso nous apprend en revanche qu’il s’est notamment fait la main sur la série « Le flic de Shangaï« . Ben voilà ! C’est ça qu’il fallait mettre en avant !

Alors, ce film, on ira le voir ? Non. Pas au cinéma en tout cas, mais toutes celles et ceux qui, comme moi, ont une jeune fille en fleur qui sommeille au fond d’eux (et nous sommes nombreux) ronronneront en cachette devant le DVD.

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Une réponse à Le cas Quatre

  1. Whatever! dit :

    « Une jeune fille en fleur qui sommeille au fond d’eux », je prends note!

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