La Marge Raconter la vie des autres, de ceux mis a l'index. Parce que dans la marge, on ecrit toujours en rouge.

11avr/110

Psychiatrie : la mobilisation se poursuit

Par Baptiste Condominas

Devant l'hôpital de la Salpêtrière, samedi 9 avril, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées contre la réforme de la psychiatrie alors que celle-ci doit être débattue au Sénat

la statue de Philippe Pinel, samedi 9 avril, crédit : La Marge

La statue de Philippe Pinel, père de la psychiatrie moderne et « bienfaiteur des aliénés », veille sur le rassemblement. Sous un soleil de plomb, des intervenants se succèdent sur une tribune improvisée. Professionnels, associatifs, patients et familles insistent tous sur leur opposition à un projet de loi jugé « sécuritaire et non sanitaire ».

Le « projet de loi relatif à la psychiatrie », adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 22 mars, doit être examiné au Sénat début mai. Parmi les changements qu'elle préconise, les soins sans consentement figurent en tête des mesures qui attisent la colère du mouvement, initié par le collectif des 39 contre la Nuit sécuritaire. Soutenu par les partis politiques de gauche et suivi par les principaux syndicats du milieu, ce collectif lutte pour un « retrait immédiat » du texte, indique leur pétition.

15mar/110

Mobilisation contre la reforme de la psychiatrie

Par Baptiste Condominas

Suite à l'appel du collectif des 39, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées mardi 15 mars contre un projet de loi jugé sécuritaire et liberticide, à quelques heures de l'ouverture des débats au Parlement.

Rassemblement place Herriot, le 15 mars, crédit : La Marge

Devant l'Assemblée nationale, une foule colorée assiste à un étrange spectacle. Un médecin administre des injections avec une seringue géante, insensible aux plaintes de ses patients. Il hurle, gesticule, s'en prend à tout ce qui lui semble anormal. « Les médicaments, il n'y a que ça de vrai, après on fera des tests par ordinateur » clame-t-il, avant de lancer « L'accueil chaleureux, ce n'est pas scientifique ! ». Mais au-delà du rire, c'est l'inquiétude de voir une psychiatrie à visage humain disparaître.