On a compris : il faut réduire la dette publique de la France, diminuer le déficit budgétaire colossal qui submerge notre vieil hexagone à bout de souffle, se serrer la ceinture comme certains aiment à dire avec cette belle image… Bref, oui tout le monde doit s’y mettre, on nous l’a assez répété pour qu’on en soit presque convaincu et même parfois (vraiment ?) volontaires à y participer.

Mais quand même, tous les prétextes sont-ils bons à remplir les caisses mal gérées de l’État ?

Qu’ai-je vu, scandalisée, outrée par tant de recherche avide de profit facile ? J’ai vu, une moto et deux scooters matraqués par des contraventions d’un genre nouveau : 17 € (ça c’est le nouveau tarif) pour « stationnement sur une place réservée à : cycles » !

Pourquoi s’outrager me direz-vous ? Ces garnements, ces malotrus, ne sont pas des cycles mais cyclomoteurs et de fait n’ont rien à faire à la place des braves, non-pollueurs et éthiques vélos. Des vélos qui n’ont que peu de places pour se garer et qui font toujours l’effort de se mettre où les places leur sont réservées… Une attitude louable qui est l’opposée des vilains et bruyants motards et autres scootéristes qui ne respectent rien pas même les piétons et se garent sans égard sur les trottoirs et maintenant, comble du comble, sur les aires pour vélos. Heureusement ces vilains, on peut les punir, parce qu’ils exagèrent tout de même. Les vélos, eux, on les comprend. Ou plus simplement, on laisse faire parce qu’on n’a pas le choix : pas de plaque, pas de contraventions. Alors qui se garent vraiment impunément ?

En somme, mon agacement vient de l’excès de zèle dont savent faire preuve certains (pas tous, Dieu soit loué s’il existe !) « agents verbalisateurs ». Car, sachez, lecteurs pleins de compassion, comme moi, pour les cyclomoteurs, que la Préfecture de police de Paris (le diable incarné en quelque sorte) a, dans sa grande mansuétude, demander aux-dits agents de faire preuve de tolérance à l’égard des deux-roues garés sur les trottoirs. Les trottoirs larges, sans bouche dégoûts, pas devant les vitrines, etc. Le B-A BA quoi. Une tolérance qui n’a rien d’une illumination de la Grâce mais tout simplement à la conscience d’un état de fait. Il n’y a pas suffisamment de parkings deux-roues à Paris pour loger tous les engins en circulation.

Alors quand je vois deux jours de suite (car la vilaine bête a réitéré) des prunes sur des deux-roues garés tant bien que mal entre deux poteaux dont l’espace est fait pour des vélos, donc trop étroit pour les contenir aisément, et que ce mal ils se le sont donnés non pas pour emmerder le cycliste mais bien pour éviter de se mettre sur le trottoir où la douloureuse est nettement plus sévère (35 €) ; et tout cela dans un parking situé au beau milieu d’un parking moto rempli à ras-bord et dont la délimitation n’est pas claire, permettez-moi, chers lecteurs, piétons, sympathisants motards ou motards d’en appeler à votre compréhension et à votre empathie et bon sens.

L’excès de zèle n’est-il pas délétère ?

Franchement, parfois, on se demande si ce genre d’amendes ce n’est pas l’argent facilement récolter sur le dos du contribuable. En fait on ne se demande pas.

Encore, si c’était pour construire des parkings… Mais là ?

Vous me direz que je fais des liens faciles et rapides, mais en même temps, depuis la crise, je n’ai jamais tant vu de contraventions ni tant de contrôles radars… Traitez-moi de parano.

L.P.M.

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