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	<title>Musique à emporter</title>
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	<description>Entendue dans les bars, dans le metro, dans la rue...</description>
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		<title>Une fine équipe</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 18:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Une voix qui sauve Aaah le samedi soir, la fièvre ou l’angoisse de n’avoir rien de prévu (« merde, mec, c’est samedi et on a rien de prévu ce soir ?? On va quand même pas s’mater un film et se faire une soirée pédicure ?! »)… en l’occurrence, samedi dernier, j’étais à deux doigts de la soirée pédicure <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/07/04/une-fine-equipe/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/07/04/une-fine-equipe/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une voix qui sauve</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aaah le samedi soir, la fièvre ou l’angoisse de n’avoir rien de prévu (« merde, mec, c’est samedi et on a rien de prévu ce soir ?? On va quand même pas s’mater un film et se faire une soirée pédicure ?! »)… en l’occurrence, samedi dernier, j’étais à deux doigts de la soirée pédicure quand finalement j’apprends la présence de <a href="http://www.myspace.com/laptiteequipe" target="_blank">La P’tite Equipe </a> à la dame de Canton, avec <a href="http://www.myspace.com/dehliablack]" target="_self">Dehlia Black</a> en première partie. Bon, ce n’est pas franchement mon style de référence, d’habitude je suis plus friand d’infrabasses, mais c’est aussi l’occasion de mettre enfin un pied dans ce bateau improbable devant lequel je passe tous les jours. Arrivée à la fin de Dehlia Black, j’entrevois, oups, pardon, j’entre-entends une magnifique voix, envoutante, puissante mais réservée. Une voix qui sait s’envoler, mais n’est pas pressée de le faire. Seule à la guitare, face au public qui commence à se constituer, la chanteuse s’affirme avec force, malgré ses balades mélodieuses et douces, à l’écriture plutôt simple et franchement pas révolutionnaire. Puisant ses ressources dans le blues, le reggae, le folk ou la soul, l’enchaînement des quatre bouts de morceaux présents sur son myspace paraît décousu, et l’on a du mal à saisir une cohérence, une unité. Deux choses qu’elle trouve aisément seule à la guitare, ses morceaux étant musicalement épurés et tenant grâce à sa seule voix, l’ambiance de Dehlia Black se construit au fil des ballades, une ambiance dans laquelle ses influences transparaissent plus subtilement. Et puis, avouons, plus prosaïquement, elle a quand même réussi à me faire apprécier trois chansons de suite chant/guitare, ça c’est une prouesse. Un peu comme faire aimer Daniel Mermet à un 8-10 ans qui ne vit que pour Naruto sur Game One. Disons.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Une voix qui foire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La P’tite Equipe est fin prête, serrée au fond de la <a href="http://www.damedecanton.com/index.php" target="_self">Dame</a>, mais le chanteur s’active encore tout autour du public à mettre en route ses caméras. Trois secondes plus tard, c’est parti avec <em>Narcisse et les Autres</em>, le ton est donné. Guitare-basse-batterie et la « section cuivre », rythme groovy, l’intro est entraînante, on commence machinalement à tapoter du pied, le son est un peu crade, mais bon, on est dans une jonque tout de même, faut pas trop en demander. Et puis… patatra, le chanteur balance ses textes, aïe aïe aïe. Aïe. Non, désolé, je ne peux pas, la voix m’irrite et les textes sont… pauvres. Bon, soyons sympa, disons… simplistes. Effectivement, c’était annoncé, le groupe ne se prend pas au sérieux, festif, simplicité, thèmes accrocheurs, tout ça tout ça. Mais bon, j’ai vu des groupes pas sérieux qui étaient quand même bien plus fins que ça. Les textes et l’énergie de la P’tite Equipe me rappellent un peu les débuts de Java, par les thèmes surtout : l’alcool, l’argent, la fiesta, les hommes et leurs vanités&#8230; thèmes ô combien ressassés par nombre d’artistes, et donc nécessitant à mon avis une approche d’autant plus fine et délicate pour espérer créer quelque chose de novateur. Et là, en l’occurrence, novateur, ça ne l’est pas. Quel dommage, vraiment, car j’ai l’impression d’un décalage énorme entre la qualité des compos et celle des textes et du chant… musicalement, c’est impeccable, le groupe touille avec truculence ses influences variées (hip-hop, funk, chanson française, fanfare) et arrive à en sortir quelque chose de bien rodé, de bien cohérent, parfois délicieusement mélancolique grâce aux magnifiques envolées de la flûte (ouais ouais, j’ai un faible pour la flûte), tantôt efficacement énervé, servi par des cuivres bien présents mais pas omniprésents, un bassiste impressionnant, et une guitare qui sait s’effacer sans être invisible. D’autant plus que c’est un groupe qui laisse s’exprimer et exploite totalement chaque instrument, tout le monde a sa place et surtout quelque chose à apporter. Franchement, ça met la patate. Mais le chanteur est clairement en dessous. Les textes slamés (<em>Persona non grata</em>) passent mieux, si l’on essaie de ne pas trop comprendre ce qui se dit et si l’on oublie les refrains. Autrement, la voix est commune, plate, et son égo envahit toute la scène, ne supportant pas plus que 20 secondes instrumentales sans voix. Cette manie d’intervenir à tout bout de chant est insupportable, tout comme le scratch vocal franchement pas glorieux. Honnêtement, dommage, car musicalement, le groupe est très bon, et crée quelque chose de vraiment sympathique… j’en suis ressorti globalement rassasié, réussissant par moment à mettre la voix de côté, en se concentrant sur la musique. Si vous tombez sur la P’tite Equipe, au détour d’un festival ou d’une soirée, ne la boudez pas : tâtez voir, ça pourrait vous réveiller un coup.</p>
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		<title>Dubstep Sub-aquatique</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 16:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Ad Noiseam, ce label allemand (comme s’il eut fallu confirmer l’importance pour l’électro de la scène berlinoise…) au doux nom, fêtait ses dix ans mercredi dernier au Batofar. Ad Noiseam, que, j’avoue mon incultance (l’immenserie en dépasse l’entendure, c’est entendu), je ne connaissais point, est donc le label, entre autres, d’Igorrr, et d’autres joyeusetés comme <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/06/13/dubstep-sub-aquatique/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.adnoiseam.net/" target="_blank"><img class="alignleft" src="http://www.fixtstore.com/img/graphics/labels/adnoiseam.png" alt="" width="250" height="123" />Ad Noiseam</a>, ce label allemand (comme s’il eut fallu confirmer l’importance pour l’électro de la scène berlinoise…) au doux nom, fêtait ses dix ans mercredi dernier au <a href="http://www.batofar.org/" target="_blank">Batofar</a>. Ad Noiseam, que, j’avoue mon incultance (l’immenserie en dépasse l’entendure, c’est entendu), je ne connaissais point, est donc le label, entre autres, d’<a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/23/des-pates-au-nutella/" target="_blank">Igorrr</a>, et d’autres joyeusetés comme <a href="http://www.bong-ra.com/" target="_blank">Bong-Ra</a> (tout est dit), <a href="http://www.myspace.com/brokennoteuk" target="_blank">Broken Note</a>, Detritus, <a href="http://www.myspace.com/exillon" target="_blank">Exillon</a>… Il va sans dire que je me suis jeté sur le Batofar comme la peste sur le pauvre monde, surtout pour Igorrr, ne connaissant pas les autres artistes (Raoul Sinier de 00h15 à 1h15, Igorrr jusqu’à 2h15, Matta jusqu’à 3h15, Balkansky&amp; Loop Stepwalker jusqu’à 4h15, Niveau Zéro jusqu’à 5h15, Nicolas Chevreux jusqu’à 6h15).</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, il faut préciser ici que le Batofar tient sa réputation de salle-branchée-de-l’underground-parisien, et peut-être même en joue-t-il un peu trop… Arrivé sur les lieux à minuit moins le quart, histoire d’être « un peu en avance » (aha.), je me retrouve face à une file de joyeux lurons d’une diversité vestimentaire étonnante mais emplis d’une même envie primale qu’on pourrait aisément traduire par « RRaaaahh du breakcooore ». On ne sait pas trop ce qui se passe, parait-il qu’une autre soirée nous précède, qu’on attend que les gens sortent… Après avoir réprimé courageusement  6 fois l’envie de me barrer fissa pendant deux heures dehors, quelques échauffourées entre les vigiles et un punk et une fouille régulière, j’accède enfin à la passerelle rouge. La billetterie est moyennement bien organisée, ce qui explique l’entrée au compte-goutte et qui rend d’autant plus frustrantes les 2 minutes 47 secondes d’Igorrr loupées mais entendue lors de l’achat du billet. Même pas un coup d’œil au bar, je me rue dans les escaliers qui mènent aux tréfonds du bateau, Igorrr a déjà bien entamé son set, sous les LEDs du plafond bas. Tant pis pour <a href="http://www.raoulsinier.com/" target="_blank">Raoul Sinier</a>, je vous laisse vous faire votre avis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où l’on est tout de même satisfait d’avoir attendu deux heures</strong></p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 262px"><img src="http://userserve-ak.last.fm/serve/252/37133363.jpg" alt="" width="252" height="377" /><p class="wp-caption-text">Igorrr</p></div>
<p style="text-align: justify;">Visuellement, l’ambiance est au futuro-industrialo-post-apocalyptique (traduisez vous-même), sculptures avec les vieilles pièces d’acier du bateau, aquarium improbable, les fameuses LEDs, les recoins, la magnifique carte des boissons (on comprend les prix maintenant, faut rembourser le designer). Sur le côté de la salle, deux écrans passent en boucle des clips des artistes d’Ad Noiseam : animés cheaps, bimbos et gros guns ou bordel épileptique indescriptible, c’est selon. Pendant que je contemple l’endroit, et essaie vaguement de comprendre comment on fait entrer autant de monde dans un si petit bateau, Igorrr déroule, implacable. Si à force d’écoutes, ses albums laissent transparaître une organisation millimétrée et une cohérence, une unité (au moins à l’échelle de la piste), en live, le magicien prend un malin plaisir à tout mélanger. A peine reconnait-on un morceau qu’il passe, grâce à une transition brutale, à un autre. On a beau connaître ses morceaux, leurs moindres recoins, Igorrr nous surprend encore en hachant menu et touillant ses créations dans sa platine-marmite devant le public un peu surpris, mais qui en redemande. D’un point de vue scénique, la prestation du bonhomme se limite à souligner les passages « core » (dirons-nous) d’une face torturée et d’un doigt vengeur pointé vers le ciel et asséné en rythme (souvent parkinsonien), lui donnant une image de prédicateur (ajoutons à cela ces décidément délicieuses LEDs, vous avez l’explication du « post-apocalyptique » sus-nommé). Effet garanti. Avec Igorrr, pas de final grandiose, pas de rappel, pas de jeu, ça s’arrête comme ça commence, brutalement. Point. Seule petite fantaisie, la version complète des 12 secondes de country rodéo barrée de la fin de « Tendon » (sur l’album « Nostril »), on sent qu’il en est fier. Ovation. Je me permettrai tout de même une petite observation scientifique : étant donné la gentillesse du garçon lorsqu’il n’est pas aux platines, mon avis est qu’il est deux dans sa tête. Au moins.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où l’on s’aperçoit qu’Ad Noiseam, ça n’est pas qu’Igorrr</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pas le temps de comprendre dans quel état nous laisse Igorrr que le duo britannique <a href="http://www.myspace.com/mattamusicuk" target="_blank">Matta</a> s’installe. L’ambiance change radicalement, on oublie les beats acerbes et les rythmes endiablés du Baroquecore pour sombrer dans un dubstep efficace. Les rythmes sont bien connus, souvent identiques et le procédé reste le même chez la majorité des amateurs de dubstep et gorestep. Rythmes plutôt lents (généralement 120-140 bpm), les wobble bass habituels et la petite phrase de quelques notes répétés inlassablement et distordus à souhait, beat steppé et répétitif, rarement breaké. La recette est connue, tout se joue sur les épices. Je ne le sais pas encore, mais Igorrr fait figure d’extraterrestre avec sa musique surbreakée dans cette soirée dominée par le dubstep/gorestep. Chez Matta, la spécificité se fait sur l’ajout de petites nuances empruntées à la drum’n’bass, comme quelques petits samples d’ambiance qui introduisent souvent les morceaux des djs comme <a href="http://www.chaseandstatus.co.uk/" target="_blank">Chase And Status</a> ou <a href="http://www.myspace.com/highcontrastuk" target="_blank">High Contrast</a><cite></cite>, ou l’intervention d’un MC. Quelques petites fantaisies, comme des voies lointaines aigües, ou des violons à peine perceptibles, qui sont minimes, mais qui enrobent leur dubstep d’une légère couche de vernis rendant la chose artificiellement un peu plus solennelle. Le duo est très efficace, la musique passe très bien sur scène, on en arrive presque à oublier l’acoustique un peu pauvre du bateau. Mais leur enrobage me gêne et m’empêche d’apprécier pleinement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où l’on met des petits diamants crômeugnons sur de la musique de barbares</strong></p>
<p style="text-align: justify;">S’ensuit <a href="http://www.adnoiseam.net/adn142" target="_blank">Balkansky vs. Loop Stepwalker</a>. Les deux DJs sont bien énervés, on a pu les voir sauter partout pendant Matta, on sent qu’ils ont envie d’en découdre. Les deux se succèdent aux platines chacun leur tour en mode versus. Ça n’est pas spécialement impressionnant et leur musique est trop similaire pour que l’on puisse vraiment apprécier particulièrement l’un ou l’autre. La stratégie adoptée par Matta est ici poussée à son paroxysme. Le dubstep n’est déjà pas connu pour être une musique finaude, mais là, la réputation est à la hauteur de ce que j’entends. Rarement vu une musique répétitive aussi primale. Le côté gras et répétitif n’est pas forcément en cause, Matta l’était aussi bien, mais d’ici se dégage une impression de bestialité décadente gratuite. La cohérence pourrait se trouver là-dedans, si ce n’était les enrobages, encore une fois, complètement hors de propos, et les associations plus que douteuses. Pourquoi reprendre System of a Down quand on fait du dubstep ? Reprendre des morceaux hors de propos pour les assaisonner à la mode dubstep est le dada des <a href="http://www.youtube.com/watch?v=dBajJ7sdNhk&amp;feature=related" target="_blank">Zed’s Dead</a>, et ce n’est déjà pas toujours une franche réussite… Pourquoi commencer ses morceaux tout en solennité et avec des clochettes électroniques (c’est une expression, hein) pour tomber aussi sec dans un mitraillage de wahwah infrabassiques sans aucune finesse ? Autant écouter une AK-47 et un triangle. En ce qui me concerne, Balkansky vs Loop Stepwalker resteront donc au dubstep ce que High Contrast est à la  Drum’n’Bass : la gentrification d’une musique underground.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où l’on se fait finir par un vrai artiste du sacrifice de tympans</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img src="http://www.lefest.org/wp-content/uploads/2011/05/NiveauZeroInsectes-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Niveau Zéro</p></div>
<p>4h15. Débarque sur scène une créature improbable du nom de Niveau Zero. M’étant légèrement mis en retrait (oui, oui, je sais) pour laisser passer la tempête Balkansky vs. Loop Stepwalker, je me rends compte en regardant par les hublots que le dancefloor du Batofar se situe au dessous du niveau de la Seine. Contrairement aux précédents, Niveau Zero déroule un dubstep dépourvu des petites parures précieuses qui siéent mal à la nature grasse et amère des wobble bass. Le résultat est corrosif, noir, il vous agresse sans prévenir, sans fioritures. Niveau Zero est brutal mais pas dépourvu de structure. Sa brutalité n’est aucunement gratuite. Elle distille un univers bien particulier, résolument sombre, et en est totalement crédibilisée. Les origines metalleuses de l’artiste sont bien perceptibles. Le dubstep de Niveau Zero est bien plus qu’une simple musique de soirée underground à déhanchements et headbangs furieux, c’est une musique pleine, qui raconte une histoire, qui créée autre chose que de la simple distraction. C’est une musique méchante, mais intelligemment faite, dont la bestialité apparente cache un design travaillé. J’oserai la comparaison avec l’ambiance que dégagent les albums d’High Tone. Si si. Peut-être n’est-ce d’ailleurs pas un hasard si Ben Sharpa est entendu sur « Law of the Universe »… ou si nous avons pu apprécier « Spank », du dernier album « Outback » d’High Tone, repris à la sauce dubstep&#8230; Ajoutons à cela les ondulations hypnotiques de la crinière du <a href="http://www.bassmusic.fr/blog/2011/02/bmm5-interview-de-niveau-zero/" target="_blank">monsieur en chemise-cravate</a> et les lents et délicieux roulis du bateau emmené par le fleuve secoué par le vent, la rapide pensée que nous sommes sous l’eau, l’ambiance est parfaite. Pour un peu, on se croirait presque à braver une tempête à coup de dubstep corrosif. Mais n’exagérons rien, le Batofar est et restera bien amarré au quai, la petite brise parisienne ne soulève que des vaguelettes sur le fleuve dompté.</p>
<p style="text-align: justify;">Je quitte le bateau en feu au petit matin, repus et trop éreinté pour affronter le patron <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-interview-de-nicolas-chevreux-ad-noiseam-au-maschinenfest-60628369.html" target="_blank">Nicolas Chevreux</a>. Ad Noiseam a donc dix ans, et on l’a senti passer. Merci, pour votre lavage de cerveau et d’estomac. Maintenant, une petite sieste et un gros smecta s’imposent.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>(A lire : la même soirée, vue par les <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-retour-sur-les-10-ans-d-ad-noiseam-au-batofar-75794565.html" target="_blank">Chroniques Electroniques</a>)</em></p>
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<p class="MsoNormal"><strong>Dubstep Sub-aquatique</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Ad Noiseam (http://www.adnoiseam.net/), ce label allemand (comme s’il eut fallu confirmer l’importance pour l’électro de la scène berlinoise…) au doux nom, fêtait ses dix ans mercredi dernier au Batofar (http://www.batofar.org/). Ad Noiseam, que, j’avoue mon incultance (l’immenserie en dépasse l’entendure, c’est entendu), je ne connaissais point, est donc le label, entre autres, d’Igorrr <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(dont M.A.E (http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/23/des-pates-au-nutella/) vous a parlé il y a peu), et d’autres joyeusetés comme Bong-Ra (http://www.bong-ra.com/) (tout est dit), Broken Note (http://www.myspace.com/brokennoteuk), Detritus (http://www.myspace.com/detritusdave), Exillon (http://www.myspace.com/exillon)… Il va sans dire que je me suis jeté sur le Batofar comme la peste sur le pauvre monde, surtout pour Igorrr, ne connaissant pas les autres artistes (Raoul Sinier de 00h15 à 1h15, Igorrr jusqu’à 2h15, Matta jusqu’à 3h15, Balkansky&amp; Loop Stepwalker jusqu’à 4h15, Niveau Zéro jusqu’à 5h15, Nicolas Chevreux jusqu’à 6h15).</p>
<p class="MsoNormal">Bon, il faut préciser ici que le Batofar tient sa réputation de salle-branchée-de-l’underground-parisien, et peut-être même en joue-t-il un peu trop… Arrivé sur les lieux à minuit moins le quart, histoire d’être « un peu en avance » (aha.), je me retrouve face à une file de joyeux lurons d’une diversité vestimentaire étonnante mais emplis d’une même envie primale qu’on pourrait aisément traduire par « RRaaaahh du breakcooore ». On ne sait pas trop ce qui se passe, parait-il qu’une autre soirée nous précède, qu’on attend que les gens sortent… Après avoir réprimé courageusement<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>6 fois l’envie de me barrer fissa pendant deux heures dehors, quelques échauffourées entre les vigiles et un punk et une fouille régulière, j’accède enfin à la passerelle rouge. La billetterie est moyennement bien organisée, ce qui explique l’entrée au compte-goutte et qui rend d’autant plus frustrantes les 2 minutes 47 secondes d’Igorrr loupées mais entendue lors de l’achat du billet. Même pas un coup d’œil au bar, je me rue dans les escaliers qui mènent aux tréfonds du bateau, Igorrr a déjà bien entamé son set, sous les LEDs du plafond bas. Tant pis pour Raoul Sinier (http://www.raoulsinier.com/), je vous laisse vous faire votre avis.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Où l’on est tout de même satisfait d’avoir attendu deux heures</strong></p>
<p class="MsoNormal">Visuellement, l’ambiance est au futuro-industrialo-post-apocalyptique (traduisez vous-même), sculptures avec les vieilles pièces d’acier du bateau, aquarium improbable, les fameuses LEDs, les recoins, la magnifique carte des boissons (on comprend les prix maintenant, faut rembourser le designer). Sur le côté de la salle, deux écrans passent en boucle des clips des artistes d’Ad Noiseam : animés cheaps, bimbos et gros guns ou bordel épileptique indescriptible, c’est selon. Pendant que je contemple l’endroit, et essaie vaguement de comprendre comment on fait entrer autant de monde dans un si petit bateau, Igorrr déroule, implacable. Si à force d’écoutes, ses albums laissent transparaître une organisation millimétrée et une cohérence, une unité (au moins à l’échelle de la piste), en live, le magicien prend un malin plaisir à tout mélanger. A peine reconnait-on un morceau qu’il passe, grâce à une transition brutale, à un autre. On a beau connaître ses morceaux, leurs moindres recoins, Igorrr nous surprend encore en hachant menu et touillant ses créations dans sa platine-marmite devant le public un peu surpris, mais qui en redemande. D’un point de vue scénique, la prestation du bonhomme se limite à souligner les passages « core » (dirons-nous) d’une face torturée et d’un doigt vengeur pointé vers le ciel et asséné en rythme (souvent parkinsonien), lui donnant une image de prédicateur (ajoutons à cela ces décidément délicieuses LEDs, vous avez l’explication du « post-apocalyptique » sus-nommé). Effet garanti. Avec Igorrr, pas de final grandiose, pas de rappel, pas de jeu, ça s’arrête comme ça commence, brutalement. Point. Seule petite fantaisie, la version complète des 12 secondes de country rodéo barrée de la fin de « Tendon » (sur l’album « Nostril »), on sent qu’il en est fier. Ovation. Je me permettrai tout de même une petite observation scientifique : étant donné la gentillesse du garçon lorsqu’il n’est pas aux platines, mon avis est qu’il est deux dans sa tête. Au moins.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Où l’on s’aperçoit qu’Ad Noiseam, ça n’est pas qu’Igorrr</strong></p>
<p class="MsoNormal">Pas le temps de comprendre dans quel état nous laisse Igorrr que le duo britannique Matta (http://www.myspace.com/mattamusicuk) s’installe. L’ambiance change radicalement, on oublie les beats acerbes et les rythmes endiablés du Baroquecore pour sombrer dans un dubstep efficace. Les rythmes sont bien connus, souvent identiques et le procédé reste le même chez la majorité des amateurs de dubstep et gorestep. Rythmes plutôt lents (généralement 120-140 bpm), les wobble bass habituels et la petite phrase de quelques notes répétés inlassablement et distordus à souhait, beat steppé et répétitif, rarement breaké. La recette est connue, tout se joue sur les épices. Je ne le sais pas encore, mais Igorrr fait figure d’extraterrestre avec sa musique surbreakée dans cette soirée dominée par le dubstep/gorestep. Chez Matta, la spécificité se fait sur l’ajout de petites nuances empruntées à la drum’n’bass, comme quelques petits samples d’ambiance qui introduisent souvent les morceaux des djs comme Chase And Status (http://www.chaseandstatus.co.uk/) ou High Contrast (<cite><span style="font-family: &amp;amp;amp; font-style: normal;">www.myspace.com/<strong>highcontrast</strong>uk)</span></cite>, ou l’intervention d’un MC. Quelques petites fantaisies, comme des voies lointaines aigües, ou des violons à peine perceptibles, qui sont minimes, mais qui enrobent leur dubstep d’une légère couche de vernis rendant la chose artificiellement un peu plus solennelle. Le duo est très efficace, la musique passe très bien sur scène, on en arrive presque à oublier l’acoustique un peu pauvre du bateau. Mais leur enrobage me gêne et m’empêche d’apprécier pleinement.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Où l’on met des petits diamants crômeugnons sur de la musique de barbares</strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: EN-GB;" lang="EN-GB">S’ensuit Balkansky vs. Loop Stepwalker (http://www.adnoiseam.net/adn142). </span>Les deux DJs sont bien énervés, on a pu les voir sauter partout pendant Matta, on sent qu’ils ont envie d’en découdre. Les deux se succèdent aux platines chacun leur tour en mode versus. Ça n’est pas spécialement impressionnant et leur musique est trop similaire pour que l’on puisse vraiment apprécier particulièrement l’un ou l’autre. La stratégie adoptée par Matta est ici poussée à son paroxysme. Le dubstep n’est déjà pas connu pour être une musique finaude, mais là, la réputation est à la hauteur de ce que j’entends. Rarement vu une musique répétitive aussi primale. Le côté gras et répétitif n’est pas forcément en cause, Matta l’était aussi bien, mais d’ici se dégage une impression de bestialité décadente gratuite. La cohérence pourrait se trouver là-dedans, si ce n’était les enrobages, encore une fois, complètement hors de propos, et les associations plus que douteuses. Pourquoi reprendre System of a Down quand on fait du dubstep ? Reprendre des morceaux hors de propos pour les assaisonner à la mode dubstep est le dada des Zed’s Dead (http://www.youtube.com/watch?v=dBajJ7sdNhk&amp;feature=related), et ce n’est déjà pas toujours une franche réussite… Pourquoi commencer ses morceaux tout en solennité et avec des clochettes électroniques (c’est une expression, hein) pour tomber aussi sec dans un mitraillage de wahwah infrabassiques sans aucune finesse ? Autant écouter une AK-47 et un triangle. En ce qui me concerne, Balkansky vs Loop Stepwalker resteront donc au dubstep ce que High Contrast est à la  Drum’n’Bass : la gentrification d’une musique underground.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Où l’on se fait finir par un vrai artiste du sacrifice de tympans</strong></p>
<p class="MsoNormal">4h15. Débarque sur scène une créature improbable du nom de Niveau Zero. M’étant légèrement mis en retrait (oui, oui, je sais) pour laisser passer la tempête Balkansky vs. Loop Stepwalker, je me rends compte en regardant par les hublots que le dancefloor du Batofar se situe au dessous du niveau de la Seine. Contrairement aux précédents, Niveau Zero déroule un dubstep dépourvu des petites parures précieuses qui siéent mal à la nature grasse et amère des wobble bass. Le résultat est corrosif, noir, il vous agresse sans prévenir, sans fioritures. Niveau Zero est brutal mais pas dépourvu de structure. Sa brutalité n’est aucunement gratuite. Elle distille un univers bien particulier, résolument sombre, et en est totalement crédibilisée. Les origines metalleuses de l’artiste sont bien perceptibles. Le dubstep de Niveau Zero est bien plus qu’une simple musique de soirée underground à déhanchements et headbangs furieux, c’est une musique pleine, qui raconte une histoire, qui créée autre chose que de la simple distraction. C’est une musique méchante, mais intelligemment faite, dont la bestialité apparente cache un design travaillé. J’oserai la comparaison avec l’ambiance que dégagent les albums d’High Tone. Si si. Peut-être n’est-ce d’ailleurs pas un hasard si Ben Sharpa est entendu sur « Law of the Universe »… ou si nous avons pu apprécier « Spank », du dernier album « Outback » d’High Tone, repris à la sauce dubstep&#8230; Ajoutons à cela les ondulations hypnotiques de la crinière du monsieur en chemise-cravate (http://www.bassmusic.fr/blog/2011/02/bmm5-interview-de-niveau-zero/) et les lents et délicieux roulis du bateau emmené par le fleuve secoué par le vent, la rapide pensée que nous sommes sous l’eau, l’ambiance est parfaite. Pour un peu, on se croirait presque à braver une tempête à coup de dubstep corrosif. Mais n’exagérons rien, le Batofar est et restera bien amarré au quai, la petite brise parisienne ne soulève que des vaguelettes sur le fleuve dompté.</p>
<p class="MsoNormal">Je quitte le bateau en feu au petit matin, repus et trop éreinté pour affronter le patron Nicolas Chevreux (http://www.chroniqueselectroniques.net/article-interview-de-nicolas-chevreux-ad-noiseam-au-maschinenfest-60628369.html). Ad Noiseam a donc dix ans, et on l’a senti passer. Merci, pour votre lavage de cerveau et d’estomac. Maintenant, une petite sieste et un gros smecta s’imposent.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Lien pour l’article des Chroniques Electroniques sur le même sujet : <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-retour-sur-les-10-ans-d-ad-noiseam-au-batofar-75794565.html">http://www.chroniqueselectroniques.net/article-retour-sur-les-10-ans-d-ad-noiseam-au-batofar-75794565.html</a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Quelques images pour où tu veux si tu veux :</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.fixtstore.com/img/graphics/labels/adnoiseam.png"><span style="mso-ansi-language: EN-GB;" lang="EN-GB">http://www.fixtstore.com/img/graphics/labels/adnoiseam.png</span></a><span style="mso-ansi-language: EN-GB;" lang="EN-GB"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(logo Ad Noiseam)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: EN-GB;" lang="EN-GB"><a href="http://www.lefest.org/wp-content/uploads/2011/05/NiveauZeroInsectes-300x225.jpg"><span style="mso-ansi-language: NL;" lang="NL">http://www.lefest.org/wp-content/uploads/2011/05/NiveauZeroInsectes-300&#215;225.jpg</span></a></span><span style="mso-ansi-language: NL;" lang="NL"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(Niveau Zero)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: NL;" lang="NL"><a href="http://www.a-l-arrache.net/_/rsrc/1287307126685/home/interwiews/nicolas-chevreux-ad-noiseam/nico%20chevreux.jpg?height=211&amp;width=320"><span style="mso-ansi-language: FR;" lang="FR">http://www.a-l-arrache.net/_/rsrc/1287307126685/home/interwiews/nicolas-chevreux-ad-noiseam/nico%20chevreux.jpg?height=211&amp;width=320</span></a></span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(Nicolas Chevreux)</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://userserve-ak.last.fm/serve/252/37133363.jpg">http://userserve-ak.last.fm/serve/252/37133363.jpg</a><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(Igorrr)</p>
<p class="MsoNormal">
</div>
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		<title>Des pâtes au nutella ?</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 07:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[(Désormais, Musique à emporter s&#8217;ouvre un peu et laisse la place à quelques contributeurs extérieurs. Ehoarn, découvreur de pépites et colocataire de son état, pourra ainsi nous faire profiter de ses trouvailles musicales. D&#8217;autres suivront&#8230;) Sauriez-vous seulement imaginer un morceau portant le doux nom d’« Œsophage de tourterelle » ? Ou de « Sueur de caniche » ? Ou « Half a <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/23/des-pates-au-nutella/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>(Désormais, Musique à emporter s&#8217;ouvre un peu et laisse la place à quelques contributeurs extérieurs. Ehoarn, découvreur de pépites et colocataire de son état, pourra ainsi nous faire profiter de ses trouvailles musicales. D&#8217;autres suivront&#8230;)</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sauriez-vous seulement imaginer un morceau portant le doux nom d’« Œsophage de tourterelle » ? Ou de « Sueur de caniche » ? Ou « Half a pony » ? Moi non. C’est d’ailleurs un peu ce qui titille la curiosité lorsque l’on tombe sur un album d’<a href="http://www.myspace.com/igorrrrrrrrrr" target="_blank">Igorrr</a>. Igorrr, alias Gautier Serre, co-fondateur de <a href="http://www.myspace.com/whourkr" target="_blank">Whourkr</a>, « un groupe de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">death metal</a> / <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Electronica" target="_blank">électronica</a> / <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Breakcore" target="_blank">Breakcore</a> ». Ok, ça promet. Effectivement, c’est à la hauteur de ses promesses. <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/igorrr/nostril-728929" target="_blank">Noir, brutal, gras</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/05/Nostril.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-257" title="Nostril" src="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/05/Nostril.jpg" alt="" width="567" height="567" /></a>Lorsque l’on prend son courage à deux mains, et que l’on essaie enfin de savoir ce qui se cache derrière le « Petit Prélude Périmé » (parce que avouons que ça a de quoi titiller), d’abord, on prend une belle claque, mais pas dans le sens figuré, hein, dans le sens de l’impact relativement violent qui s’abat sur visage, et qui fait esquisser un mouvement de recul, automatisme proportionnel à l’énergie cinétique de la claque, et dû aussi à une fuite instinctive face à la douleur. Une claque quoi. Mais lors de cette minute 57 secondes, l’on a beau ne pas vraiment avoir compris ce qu’il se passait, on a quand même saisi une chose : c’est bien un chant de piaf qu’Igorrr s’amuse à distordre affreusement, sur fond de clavecin et de beats plus efficaces que trois cuillères à soupe de café soluble dégueulasse par tasse pour se réveiller le matin. Et pendant 4 ou 5 secondes, c’était quand même assez rigolo. Non pardon, je reformule : c’était quand même assez écoutable pour que l’on trouve cela rigolo.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, passons à la deuxième chanson. « Mastication Numérique ». Où notre amuseur se plaît à habiller une gentille ginguette de beats, d’abord très sympathiques, puis le devenant beaucoup moins lorsque intervient un borborygme purement métalleux, puis un improbable accord de guitare bien grasse. Mais pourquoi ? Pourquoi diantre diable, Igorrr, t’amuses-tu  à saborder ce qui aurait pu être un petit air bien agréable ? Pourquoi ? Parce qu’Igorrr ne veut pas être gentil. Igorrr veut être brutal, Igorrr va dans l’extrême. Et de là pourra naître autre chose. C’est très simplement la leçon de « Tartines de contrebasse ». Lorsqu’on le croit se perdre dans une surenchère de beats plus rapides, plus distordus et plus énervés que ce que nos pauvres petits organes peinent déjà à supporter (on en est qu’à la troisième chanson de l’album…), et bien non, il se rattrape, et nous avec, avec une contrebasse salvatrice sortie de nulle part. Mais qu’est-ce qu’il fabrique, tudjuu ?</p>
<p style="text-align: justify;">A l’écoute de l’album, Igorrr nous apparaît comme un vague sorcier musical, qui, tour à tour, nous agresse et nous berce. Le plaisir des moments doux est angoissé, dans l’attente de l’orage qui peut arriver à n’importe quel moment. L’écoute est difficile, toujours sur la corde raide, toujours les nerfs à vifs, on prend avidement le plaisir que nous offrent quelques secondes par-ci par-là, en courbant l’échine pour laisser passer les intempéries. Et puis forcément, on y revient, pour ces quelques moments de franche rigolade lorsqu’il mélange clavecin, religion, scatologie et baguette bien cuite. Alors on reprend finalement quand même un peu de sa tambouille, qu’on apprend à décrypter, petit à petit. A force, la compréhension se fait, et puis, quand on sait à quel moment les tympans vont piquer, ça permet de l’attendre plus sereinement et de savoir apprécier le reste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comme les brebis du <em>Génie des Alpages</em> dans un film de Robert Rodriguez</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il apparaît alors qu’Igorrr prend un plaisir malin à mélanger du baroque avec du breakcore (il paraît que cela porte le doux nom de Baroquecore), des cantatrices et des raclements issus des plus sombres recoins de la gorge d’un barbare métalleux, et à habiller le tout de noms de morceaux plus improbables les uns que les autres, et de visuels d’albums pour le moins dérangeants. Le tout apparaissant comme un grand foutage de gueule, un simple amusement vers la recherche du plus inécoutable.</p>
<p style="text-align: justify;">Non point. A force d’écoute, sa recette s’éclaircit, les ingrédients une fois identifiés, le tout devient plus digeste, et la précision millimétrique de l’artiste apparaît au grand jour. Derrière cet indicible et inaudible bordel apparaît une structure et une finesse dont peu d’artistes de Breakcore peuvent se targuer. Derrière ce qui semblait une ignoble tambouille, un mélange écoeurant et déstabilisant, apparaît désormais une originalité certes déconcertante, mais la façon dont elle bouscule se mue petit à petit en plaisir non dissimulé. Il est alors possible d’entr’apercevoir, derrière la forme peu ragoûtante, les nuances de ton, les humeurs changeantes et hésitantes d’Igorrr, passant sans prévenir d’un registre que je qualifierais de « n’importe quoi festif et absurde» (un peu comme si on mettait les brebis du Génie des Alpages dans un film de Robert Rodriguez, si vous voyez) à quelque chose de beaucoup plus noir, acerbe, amer, corrosif, et ce parfois au sein d’un même morceau (« Brutal Swing », « Excessive Funeral »).</p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsqu’enfin on se sent assez cuirassé et courageux pour suivre le sorcier dans ses humeurs délirantes, il est alors possible d’apprécier pleinement la noirceur de « Phasme Obèse » (si, si.) autant que de se faire détruire les oreilles par « Tendon », ou de rire sans honte de l’improbable « Dieu est-il un être ».</p>
<p style="text-align: justify;">Si je ne devais donner qu’une image, je dirais qu’Igorrr, c’est comme un plat de pâtes au Nutella. Au début ça écoeure, et puis passé le rejet instinctif que cette association douteuse nous provoque, on se rend compte qu’on fait c’est très bon. Et que ça cale.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous reprendrez bien une moitié de poney ou un peu de Chopin 2.0 ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Ehoarn Bidault</em></p>
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		<title>Scratch Bandits Crew au Hangar</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 15:19:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mix]]></category>
		<category><![CDATA[Ivry-sur-Seine]]></category>
		<category><![CDATA[Le Hangar]]></category>
		<category><![CDATA[scratch]]></category>
		<category><![CDATA[Scratch Bandits Crew]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui, je sais, je suis un peu en retard. Tellement que je vais vous parler d’un concert entendu il y a plus d’une semaine. Désespéré par le concert hommage à Mitterrand que nous avaient offert Bergé et Pigasse, je suivais mon coloc’, pour découvrir la salle du Hangar. Une petite salle, pas loin du métro <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/21/ordeuvre-scratch-bandits-crew/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Oui, je sais, je suis un peu en retard. Tellement que je vais vous parler d’un concert entendu il y a plus d’une semaine.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/05/190228_10150170095583115_199852168114_8277003_6059351_n.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-248" title="190228_10150170095583115_199852168114_8277003_6059351_n" src="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/05/190228_10150170095583115_199852168114_8277003_6059351_n.jpg" alt="" width="720" height="720" /></a> </em>Désespéré par le <a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/08/gotan-project-et-yannick-noah-pour-francois-mitterrand/" target="_blank">concert hommage à Mitterrand</a> que nous avaient offert Bergé et Pigasse, je suivais mon coloc’, pour découvrir la salle du <a href="http://www.lehangar94.fr/spip.php" target="_blank">Hangar</a>. Une petite salle, pas loin du <a href="http://maps.google.fr/maps?hl=fr&amp;pq=le+hangar+ivry+sur+seine&amp;xhr=t&amp;q=le+hangar+ivry+sur+seine&amp;cp=24&amp;client=firefox-a&amp;hs=Uko&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;tab=wl" target="_blank">métro Mairie d’Ivry</a>. Des concerts pas très chers (8-10 euros) et une programmation intéressante. Frustration d’entrée : la veille c’était <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Wesley" target="_blank">Fred Wesley</a>, divinité du funk, tromboniste de James Brown, Maceo Parker ou encore Georges Clinton. Encore une fois, je m’était réveillé un peu tard…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ma frustration est déjà un peu dépassée de la première partie. Devant un public clairsemé, <a href="http://www.myspace.com/ordoeuvre" target="_blank">DJ Ordœuvre</a> assure la première partie. Derrière ses platines, il mixe essentiellement du jazz. C&#8217;est pas mal, mais dans les premiers morceaux, certaines transitions me semblent un peu rythmiquement douteuses. Au fil du concert ça s’arrange et ça finit même par fonctionner vraiment très bien. Jusqu’à l’arrivée de la chanteuse. Elle est talentueuse, aucun doute. Et jolie aussi, aucun doute (enfin, musicalement, on s’en fiche un peu…). Mais là encore, je trouve que ça ne s’agence pas parfaitement avec ce que mixe Ordœuvre. Enfin, je fais la fine bouche ; il a au moins rempli son rôle : me mettre en appétit pour le plat de résistance. Les trois malades du <a href="http://www.myspace.com/scratchbanditscrew" target="_blank">Scratch Bandits Crew</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Leur entrée est soignée. La salle s’est remplie. La scène est plongée dans le noir. Trois silhouettes cyclopéennes se dessinent sur la scène. Capuche sur la tête, on ne voit d’eux que la lampe frontale qu’ils portent. Ainsi quand ils commencent à jouer, ne sont éclairées que leurs mains qui glissent sur les disques. Une mise en scène soignée qui m’embête un peu : je ne peux pas les savourer les yeux fermés comme j’aime le faire quand j’entends des choses aussi bonnes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/21/ordeuvre-scratch-bandits-crew/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant leur musique mérite qu’on l’écoute avec beaucoup d’attention. Certains les connaissent pour <a href="http://www.deezer.com/listen-10107276" target="_blank">leur participation</a> au <a href="http://www.deezer.com/fr/music/chinese-man/racing-with-the-sun-924544" target="_blank">dernier disque de Chinese Man</a>. Je n’ai jamais vu Chinese Man sur scène, mais je crois que je préfère Scratch Bandits Crew.  Dans le Hangar, tout le monde est emporté. Un son puissant et efficace. Mais qui soigne les détails. Partant souvent d’une base de hip-hop, ils balancent dessus des sons de jazz. Et envoient des mixes d’une grande richesse. En sortant de la salle je n’avais qu’un seul reproche : le « leader » est parfois un peu ridicule quand il veut hurler dans son micro ; il n’a pas la voix pour ça. Enfin, là aussi je fais le fine bouche. Pas sûr que Fred Wesley m’aurait autant emballé. Une certitude : je ne suis plus frustré.</p>
<p style="text-align: justify;">Le trio n’a pas encore sorti de véritable disque. Mais un EP est déjà disponible, « En petites coupures ». Il est sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/scratch-bandits-crew/en-petites-coupures-535123#music/scratch-bandits-crew/en-petites-coupures-535123" target="_blank">deezer</a>, alors je vous laisse écouter. Pas besoin d’en dire plus : il est suffisamment convaincant. Mais si court !</p>
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		<title>Gotan Project (et Yannick Noah) pour François Mitterrand</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 14:15:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alpha Blondy]]></category>
		<category><![CDATA[François Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Gotan Project]]></category>
		<category><![CDATA[JP Nataf]]></category>
		<category><![CDATA[Socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Soprano]]></category>
		<category><![CDATA[Yannick Noah]]></category>

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		<description><![CDATA[10 mai 1981, Mitterrand est Président de la République. Pour la première fois depuis le début de la Ve république, la France n&#8217;était plus de droite.Le soir même la France de gauche (enfin, au moins quelques parisiens de gauche&#8230;) défilait joyeusement dans la rue pour se retrouver place de la Bastille. Malgré la pluie, malgré <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/05/08/gotan-project-et-yannick-noah-pour-francois-mitterrand/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>10 mai 1981, Mitterrand est Président de la République. Pour la première fois depuis le début de la Ve république, la France n&#8217;était plus de droite.Le soir même la France de gauche (enfin, au moins quelques parisiens de gauche&#8230;) défilait joyeusement dans la rue pour se retrouver place de la Bastille. Malgré la pluie, malgré l&#8217;orage. Je ne suis plus <a href="http://www.jegoun.net/" target="_blank">un blogueur politique</a>, donc je m&#8217;en tiendrais là. A la liesse populaire d&#8217;un jour de printemps dont l&#8217;anniversaire approche.</p>
<p>10 mai 2011. Trente ans plus tard, la place de la Bastille accueillera une nouvelle fête. Est-ce que cette élection mérite qu&#8217;on la commémore comme on est en train de le faire ? Je n&#8217;en suis pas certain. Mais ça nous offrira au moins un concert de Gotan Project gratuit. Le groupe franco-argentin sera entouré d&#8217;autres artistes de taille : Soprano, JP Nata, Alpha Blondy ou encore Yannick Noah (oui, je sais&#8230;).</p>
<p>Je ne sais pas ce que ça donnera. Je suis loin d&#8217;être fan de tous ces musiciens. Et je ne vois pas tout à fait le rapport avec l&#8217;avènement de &laquo;&nbsp;Tonton&nbsp;&raquo;. Mais c&#8217;est gratuit et il y a moyen que l&#8217;ambiance soit sympathique.Donc je résume : mardi 10 mai, 19h30, place de la Bastille.</p>
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		<title>A venir : Kim à la Galerie Oblique (et au Nouveau Casino)</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 09:29:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pop]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Oblique]]></category>
		<category><![CDATA[Kim]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveau Casino]]></category>
		<category><![CDATA[omnichord]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>

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		<description><![CDATA[Un petit conseil. Si vous n&#8217;avez rien de mieux à faire, allez écouter Kim. J&#8217;avais été le voir à Rennes pour Ouest-France l&#8217;an dernier et ça m&#8217;avait bien convaincu. Il joue aujourd&#8217;hui à 19h à la Galerie Oblique (rue Saint Paul, dans le IVe). Et fais demain la première partie de The Shoes au Nouveau <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/04/05/a-venir-kim-a-la-galerie-oblique-et-au-nouveau-casino/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un petit conseil. Si vous n&#8217;avez rien de mieux à faire, allez écouter <a href="http://www.myspace.com/kimlive" target="_blank">Kim</a>. J&#8217;avais été le voir à Rennes pour </em><em>Ouest-France l&#8217;an dernier et ça m&#8217;avait bien convaincu. Il joue aujourd&#8217;hui à 19h à la <a href="http://www.galerieoblique.com/" target="_blank">Galerie Oblique</a> (rue Saint Paul, dans le IVe). Et fais demain la première partie de <a href="http://www.theshoes.fr/" target="_blank">The Shoes</a> au <a href="http://www.nouveaucasino.net/" target="_blank">Nouveau Casino</a> (rue Oberkampf, dans le XIe). Je n&#8217;y serai pas (ou alors ?), mais si l&#8217;un de mes lecteurs assidus s&#8217;y trouve, qu&#8217;il n&#8217;hésite pas à me faire pas de son avis. Histoire de voir s&#8217;il est toujours aussi bon sur scène. Pour vous convaincre d&#8217;y aller, je recycle ici ce que j&#8217;avais écrit à l&#8217;époque (en mars 2010) :</em></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/36465973@N08/4434264489/" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"><img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 333px; height: 500px;" src="http://farm3.static.flickr.com/2795/4434264489_64751f4bff.jpg" border="0" alt="" /></a>A première vue, c&#8217;est un énergumène coiffé comme un Beatles, aussi bien rasé que moi et qui engueule les british de Broadcast 2000 qui lui ont gâché son entrée-révérence avec leur 2e bis dont personne ne voulait. C&#8217;est Kim, à l&#8217;Antipode (Rennes), découvert lors du festival des &laquo;&nbsp;Embellies d&#8217;Hiver&nbsp;&raquo;.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Un musicien difficile à classer. Pourquoi faire d&#8217;ailleurs ? Dans le dossier de presse du festival, ils parlent de pop. Mouais. Bon, je sais que je suis pas très calé en pop, mais &laquo;&nbsp;mouais&nbsp;&raquo; quand même. Peu importe&#8230;  Après son coup de gueule inaugural, on pouvait craindre un énième artisse-qui-ne-se-prend-pas-pour-de-la-merde. Pas sûr finalement. Il fait ça avec humour. Un humour froid, un brin noir, qui rend difficile de distinguer la colère de la blague. Entrée gâchée ? Il la refait. On rigole pas quand il faut ? Une troisième fois. Et de citer Johnny : &laquo;&nbsp;c&#8217;est une bonne entrée qui fait un bon concert&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il finit par jouer. Jamais entendu un truc comme ça. D&#8217;abord trois notes de guitares, qu&#8217;il lance en boucle. Il envoie la boîte à rythme. Se pose derrière le synthé. Puis il chante. C&#8217;est toujours dur de qualifier une musique, surtout quand elle sort des clous. C&#8217;est parfois doux, parfois drôle. Souvent acidulé. La voix hésite entre folk et rock&#8217;n roll. Face à ça, je suis un peu dubitatif. Je ris à ses révérences empressées et sans sourire qui marquent la fin de chaque morceau. Mais hésite à aimer la musique. Et puis je me laisse aller, oublie mes préjugés et finis conquis par l&#8217;omnichord, instrument indescriptible mais tellement 80&#8242;s. Je ne suis pas sûr que tout le monde ait aimé. En tout cas, l&#8217;ambiance ce soir là n&#8217;était pas follichonne. Mais pour moi, ce moment du festival était incontestablement bon musicalement. Et surtout bon &laquo;&nbsp;scéniquement&nbsp;&raquo; parlant : on reconnaît l&#8217;artiste qui sait la différence entre un concert et un studio&#8230; Bref, si vous voyez passer Kim par chez vous, allez y faire un tour, vous n&#8217;aurez pas perdu votre soirée. Il fait même des <a href="http://leblogdekim.blogspot.com/2010/03/mon-live-en-appartement-en-video.html" target="_blank">concerts en appartement</a> ! Sur son myspace, il annonce aussi un concert sur chatroulette le 6 mai prochain&#8230;</p>
<div style="text-align: center;">***</div>
<p>Retour à la maison. Recherche sur internet, myspace. Monte le son ! Ouais. C&#8217;est quand même bon.</p>
<p>Un peu plus sur Kim ? Un myspace : <a href="http://www.myspace.com/kimlive">http://www.myspace.com/kimlive</a>, un blog : <a href="http://leblogdekim.blogspot.com/">http://leblogdekim.blogspot.com/</a>, un site internet : <a href="http://www.paranokim.com/">http://www.paranokim.com/</a> et un clip mémorable :</p>
<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_umGQIHgiro&amp;rel=0&amp;color1=0x5d1719&amp;color2=0xcd311b&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/_umGQIHgiro&amp;rel=0&amp;color1=0x5d1719&amp;color2=0xcd311b&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p>PS : Un petit plus qui vient encore renforcer mon avis sur le personnage : il a enregistré une version acoustique, &laquo;&nbsp;nature&nbsp;&raquo;, de son dernier album, qu&#8217;il offre sur son site internet&#8230;</p>
</div>
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		<title>Silvouplay à l&#8217;International</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 19:30:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Electro]]></category>
		<category><![CDATA[bars]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[Silvouplay]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[« C’est pas très lounge ici. »  Non, Alex, le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas très lounge l’International. C’est plutôt sombre. Forcément plein, ou presque. Des murs gris, par endroits recouverts de nombreuses affiches de musique. Au fond, un grand escalier descend vers la cave où trône la scène. Deuxième bar, plus de <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/04/03/silvouplay-a-linternational/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« C’est pas très <a href="http://blog.deco-interieure.com/3610/restaurant-lounge-royal-a-paris/" target="_blank">lounge</a> ici. »  Non, <a href="http://cfj65.pressebook.fr/tarifcritique/" target="_blank">Alex</a>, le moins qu’on puisse dire  c’est que ce n’est pas très lounge <a href="http://www.linternational.fr/" target="_blank">l’International</a>. C’est plutôt sombre.  Forcément plein, ou presque. Des murs gris, par endroits recouverts de  nombreuses affiches de musique. Au fond, un grand escalier descend vers  la cave où trône la scène. Deuxième bar, plus de monde. Et la musique.</p>
<p><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/04/LOGO-Inter-Blanc-rouge.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-203" title="LOGO-Inter-Blanc-rouge" src="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/04/LOGO-Inter-Blanc-rouge.jpg" alt="" width="925" height="576" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Haut-lieu des nuits parisiennes, le principe de l’International est simple : un bar, des concerts gratuits tous les soirs, plusieurs par soir, suivis en général d’un DJ jusqu’à deux heures du matin. A ce rythme là et à ce prix  là, tout ne se vaut pas. Mais, <em>dixit</em> <a href="http://cfj65.pressebook.fr/arbitraire/" target="_blank">Corentin</a>, c’est toujours au moins drôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand nous descendions dans le cave pour rejoindre la scène samedi soir, c’était effectivement plus drôle que bon. Je ne sais même pas le nom du groupe (il n’est pas sur le programme…) qui finissait son set, mais il avait « de la gueule ». Trois gus en combi intégrale rose moulante (du latex ?). Très moulante (trop, <a href="http://cfj65.pressebook.fr/lamarge/" target="_blank">Juliette</a> ?). Derrière leurs masques, ils secouent frénétiquement leurs cheveux longs et le reste de leur corps. Très drôle. Pour le reste, je suis incapable de décrire leur son. Il ne m’a pas marqué, je me souviens seulement que je n’étais pas emballé. Mais au moins, ça bougeait bien. C’est déjà ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un court entracte et une pinte d’Affligem (7€, quand même, les concerts sont gratuits, mais pas les consos…), un nouveau groupe débarque. <a href="http://www.myspace.com/silvouplay/" target="_blank">Silvouplay</a>. Ils sont deux. Un roux, barbu, avec de belles lunettes rouges (qui m’ont rappelé le grand <a href="http://www.myspace.com/peterdigitalorchestra" target="_blank">Peter</a>). Et un chauve entièrement rouge, pantalon, t-shirt et chapeau. Une myriade de claviers, une guitare et quelques autres outils électroniques.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a title="Silvouplay @ Divan du Monde | 04.04.09 de doudoux_, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/doudoux/3475988159/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3655/3475988159_011cb15ae7.jpg" alt="Silvouplay @ Divan du Monde | 04.04.09" width="500" height="333" /></a><p class="wp-caption-text">Silvouplay au Divan du Monde, avril 2009 (photo : Vivien Fossez)</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">C’est plein, c’est puissant. Le premier morceau me fait un peu penser à <a href="http://www.deezer.com/listen-10284917" target="_blank">Justice</a> (pas <a href="http://www.deezer.com/listen-10284909" target="_blank"><em>D.A.N.C.E.</em></a>, le reste de l’<a href="http://www.deezer.com/fr/#music/justice/justice-940424" target="_blank">album</a>), la guitare en plus. Après, ils tentent quelques incrustations un peu plus rock, sur cette base purement électro. Un mélange plutôt réussi et en tout cas très efficace. Le chapeau rouge chante même un peu, mais là je crois qu’il ferait mieux de s’abstenir. Il n’apporte grand-chose à une musique suffisamment riche en elle-même et sa voix est assez banale. Côté du public, le plaisir est palpable. Dans le sous-sol peuplé de l’International, ça hurle, ça siffle. Et surtout, ça danse. Beaucoup. Il fait chaud, on sue. Et on continue. On bouge, on se bouscule. Il fait soif, on reboit. Une demi-seconde pour ingérer mon demi-litre de jus de mangue (oui, je sais…) et c’est reparti !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, ce n’était pas que drôle. C’était surtout bon.</p>
<p style="text-align: justify;">PS : Silvouplay fait aussi des clips. Si vous n&#8217;êtes pas épileptique, vous pouvez les regarder (il y en a quelques autres sur <a href="http://www.myspace.com/silvouplay/" target="_blank">Myspace</a>).</p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/04/03/silvouplay-a-linternational/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Surprise : le Phare du Canal</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 09:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[bars]]></category>
		<category><![CDATA[Chick Corea]]></category>
		<category><![CDATA[flute]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[Stan Getz]]></category>
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		<description><![CDATA[Par hasard, rue du faubourg du Temple, à la source du canal Saint-Martin. Dimanche après-midi. Nous avions le choix entre nous balader au fil de l&#8217;eau et poser nos fesses dans le premier café venu. Vu depuis l&#8217;autre côté du square Frédérick Lemaître, ça avait l&#8217;air sympa. Le Phare du Canal. Un coin entre deux <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/29/surprise-le-phare-du-canal/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par hasard, <a href="http://maps.google.fr/maps?oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;q=le+phare+du+canal,+rue+du+faubourg+du+temple,+75011+paris&amp;fb=1&amp;gl=fr&amp;hq=le+phare+du+canal,&amp;hnear=Rue+du+Faubourg+du+Temple,+75011+Paris&amp;cid=0,0,11600215744077725405&amp;ei=a6KRTdC-OYmz8QOJ0eHmAw&amp;sa=X&amp;oi=local_result&amp;ct=image&amp;resnum=2&amp;ved=0CCAQnwIwAQ" target="_blank">rue du faubourg du Temple, à la source du canal Saint-Martin</a>. Dimanche après-midi. Nous avions le choix entre nous balader au fil de l&#8217;eau et poser nos fesses dans le premier café venu. Vu depuis l&#8217;autre côté du square Frédérick Lemaître, ça avait l&#8217;air sympa. <a href="http://www.lephareducanal.com/francais/index.htm" target="_blank">Le Phare du Canal</a>. Un coin entre deux rues, des grandes vitres, quelques tables en terrasse. A l&#8217;intérieur, une déco bien comme il faut pour me plaire : un bel escalier métallique en colimaçon, des murs couverts de bouquins. Alors le canal fut vaincu. Une table pour deux, un chocolat chaud et une orange pressée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/03/9.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-185" title="9" src="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/03/9-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Surtout que dedans, il y avait de la musique. Une bonne surprise. Je ne sais pas qui c&#8217;était, je n&#8217;ai pas demandé. Mais c&#8217;était <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cool_jazz" target="_blank"><em>Cool</em></a>. Pas cool comme je me l&#8217;exclame tout le temps (avec une variante <a href="http://cfj65.pressebook.fr/arbitraire/" target="_blank">très rousse = coolos</a>&#8230;) pour dire tout et n&#8217;importe quoi. Non, vraiment <em>Cool</em>. Dans le vrai sens du terme quand on parle de jazz. J&#8217;ai découvert le jazz avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stan_Getz" target="_blank">Stan Getz</a>. Quand ce mec souffle dans son saxo, il peut jouer aussi vite qu&#8217;il veut, ça aura toujours l&#8217;air simple, doux, facile, berceur. Ce qui n&#8217;empêche pas des mélodies riches et des impros tortueuses mais laisse un impression de sérénité appréciable. Tiens, va écouter <a href="http://www.deezer.com/listen-2495214" target="_self">Lover come back to me</a>, par exemple : n&#8217;est-ce pas trop <em>Cool</em> ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/03/s-rettofor.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-186" title="s-rettofor" src="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/files/2011/03/s-rettofor-300x297.jpg" alt="" width="300" height="297" /></a>Bon, les deux gars du Phare n&#8217;étaient pas Stan Getz non plus, même si je crois bien avoir entendu quelques thèmes qu&#8217;il joue sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/stan-getz/stan-getz-plays-245314" target="_blank"><em>Stan Getz Plays</em></a> (pour les incultes : un disque à écouter en boucle)<em>.</em> Leur formation me rappelait aussi un autre musicien que j&#8217;adore : <a href="http://www.chickcorea.com/" target="_blank">Chick Corea</a> (oui, je sais, c&#8217;est un putain de scientologue). Un synthé et une flute évoquant <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/chick-corea/return-to-forever-124358"><em>Return to forever</em></a> (pour les incultes : un disque à écouter en boucle), avec le même genre de sonorités : clavier version « fender rhodes » et flute ronde et chaude. Comme disait feue la flutiste qui m&#8217;accompagnait ce jour-là : « je trouve très belle sa façon de jouer, très suave ». Un son qui traîne, qui vibre dans les graves. Le genre de jeu qui me réconcilie avec cet instrument. (Ce qui nétait pas gagné&#8230;)</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, on n&#8217;était pas au niveau de génie de Chick Corea. Rien de nouveau dans ce qu&#8217;ils jouaient. Mais c&#8217;était bon. Agréable à écouter. Ça m&#8217;a bien plus emballé qu&#8217;<a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/27/angelo-debarre-a-la-taverne-de-cluny/" target="_blank">Angelo Debarre</a> la semaine dernière&#8230; Alors si vous habitez dans le Xe ou le XIe et ne savait pas quoi faire d&#8217;<a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/02/22/gael-horellou-a-la-coulee-douce/" target="_blank">un dimanche après-midi</a>, je crois que ça peut valoir le coup d&#8217;aller traîner vos guêtres au Phare du Canal. En plus ils servent à manger. Je n&#8217;ai pas testé, mais en louchant dans l&#8217;assiette des voisins, ça semblait pas déguéu.</p>
<p style="text-align: justify;">En cadeau puisque je n&#8217;ai même pas été foutu de faire des photos dimanche, une « jolie » vidéo de Stan Getz jouant <em>Out of nowhere</em> :</p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/29/surprise-le-phare-du-canal/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Angelo Debarre à la Taverne de Cluny</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 21:54:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Debarre]]></category>
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		<description><![CDATA[Donc, je suis allé écouter Angelo Debarre à la Taverne de Cluny. Et c’était « sympathique ». « Sympathique » parce que ce n’est jamais déplaisant d’entendre des musiciens jouer du bon jazz manouche. C’est un genre qui offre des mélodies toujours agréables, avec quelques accords mineurs ou augmentés, juste là où il faut pour flatter l’oreille. Les rythmes <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/27/angelo-debarre-a-la-taverne-de-cluny/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/22/130/" target="_blank">Donc</a>, je suis allé écouter <a href="http://www.angelodebarre.com/" target="_self">Angelo Debarre</a> à la Taverne de Cluny. Et c’était « sympathique ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/22/130/" target="_blank"><img class="alignleft" src="http://farm6.static.flickr.com/5020/5565903702_e4c86f70a4.jpg" alt="Angelo Debarre" width="333" height="500" /></a>« Sympathique » parce que ce n’est jamais déplaisant d’entendre des musiciens jouer du bon jazz manouche. C’est un genre qui offre des mélodies toujours agréables, avec quelques accords mineurs ou augmentés, juste là où il faut pour flatter l’oreille. Les rythmes sont entraînants et en descendant mon demi de Leffe, j’ai constamment la jambe gauche ou la main droite qui bat la pulsation. Cette musique a le don d’être vraiment là, présente dans l’esprit et le corps du spectateur, même quand il n’écoute pas vraiment.</p>
<p style="text-align: justify;">« Sympathique » ? Une parfaite musique d’ambiance, donc. Pour l’essentiel, ça s’arrête là. La faute aux musiciens ou la faute au spectateur ? Peu importe. Rapidement, je me contente de me laisser bercer sans réellement écouter et la discussion avec les copains devient plus prenante que le<a href="http://cfj65.pressebook.fr/playityourself/2011/01/28/big-jet-plane-%e2%80%93-angus-julia-stone/" target="_self"> son des guitares</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Car <a href="http://www.myspace.com/angelodebarre" target="_self">Angelo Debarre</a> et ses compères ne surprennent pas vraiment. Ils donnent un peu l’impression d’être en mode « automatique ». En train de jouer des morceaux qu’ils ont déjà interprétés des dizaines de fois ensemble. Avec une formation routinière : contrebasse, guitare rythmique et guitare soliste. Ils n’ont pas l’air de s’amuser et jouent sans complicité particulière, ni entre eux, ni avec le public. Tout est rodé, bien rodé, trop rodé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="Angelo Debarre de musiqueaemporter, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/59850749@N06/5565299207/"><img class="aligncenter" src="http://farm6.static.flickr.com/5307/5565299207_dcf5bbc64a.jpg" alt="Angelo Debarre" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette description pourrait également être celle de <a href="http://www.latavernedecluny.com/" target="_self">la Taverne</a> elle-même. Quelques boiseries chaleureuses, une lumière tamisée et des photos de musiciens de jazz sur les murs. Une pièce spacieuse, des grands miroirs et pas mal de gens. L’ambiance est policée et les consommateurs, propres sur eux discutent gentiment en partageant leur verre ou leur repas. Il n’y a pas d’éclats de voix, seulement quelques rires et applaudissements pour ponctuer chaque morceau.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à peine si l’atmosphère change pendant l’entracte… On ne peut pas dire qu’on s’y sente mal, c’est tout le contraire. Mais, il me manque quelque chose. Peut-être est-ce trop « juste comme il faut » : une soirée parfaitement gentillette pour écouter quelques cordes swinguer. Certains soirs, la Taverne de Cluny passe du rock plutôt que du jazz manouche. Une métamorphose ? Je suis curieux.</p>
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		<title>A venir : Angelo Debarre à la Taverne de Cluny</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 08:19:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Angelo Debarre]]></category>
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		<category><![CDATA[Taverne de Cluny]]></category>

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		<description><![CDATA[Maintenant que je suis de retour en France, je vais en profiter pour me remettre à parcourir les bars en quête de bonne musique. En feuilletant le Lylo du moment, je suis tombé sur un concert incontournable : Angelo Debarre à la Taverne de Cluny. C’est jeudi soir à 21h, et comme toujours à la Taverne, <a href='http://cfj65.pressebook.fr/musiqueaemporter/2011/03/22/130/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Maintenant que je suis de retour en France, je vais en profiter pour me remettre à parcourir les bars en quête de bonne musique. En feuilletant le <a href="http://www.lylo.fr/" target="_blank">Lylo </a>du moment, je suis tombé sur un concert incontournable : <a href="http://pages.infinit.net/michto/" target="_blank">Angelo Debarre</a> à la <a href="http://www.latavernedecluny.com/" target="_blank">Taverne de Cluny</a>. C’est jeudi soir à 21h, et comme toujours à la Taverne, on ne paie que la conso (pas donnée, nous sommes d’accord, mais au moins, ils ont quelques bonnes bières en bouteille).</p>
<p style="text-align: center;"><a title="Angelo Debarre de musiqueaemporter, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/59850749@N06/5546776731/"><img src="http://farm6.static.flickr.com/5014/5546776731_74903540e3.jpg" alt="Angelo Debarre" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui ne connaissent pas déjà, Angelo Debarre est une de figure majeure du jazz manouche contemporain. Je l’ai déjà croisé à l’automne au festival <a href="http://www.jazzentouraine.com/" target="_blank">Jazz en Touraine</a>, à Montlouis. Il avait su s’entourer de musiciens exceptionnels : <a href="http://ludovicbeier.moonfruit.fr/" target="_blank">Ludovic Beier</a> à l’accordéon, <a href="com" target="_blank">Marius Apostol</a> au violon et, <em>last but not least</em>, <a href="http://labelemd.free.fr/emd_cv_dorado.htm" target="_blank">Dorado Schmitt</a> à la guitare. C&#8217;était assez génial, même si j&#8217;avoue que c&#8217;était surtout Beier qui m&#8217;avait emballé. Cette fois, il sera la seule star sur scène, avec son trio. Ça devrait donner quand même.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="Angelo Debarre de musiqueaemporter, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/59850749@N06/5547381012/"><img src="http://farm6.static.flickr.com/5020/5547381012_d9838cef4c.jpg" alt="Angelo Debarre" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Clairement, c’est <a href="http://www.myspace.com/angelodebarre" target="_blank">un musicien impressionnant</a>. Une technique de fou, des impros parfaitement maîtrisées. Un vrai voyage. Je n’ai qu’un reproche à lui faire, celui que j’adresse en général au jazz manouche aujourd’hui : il n’y a pas que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Django_Reinhardt" target="_blank">Django</a> dans la vie ! Quand j’entends de la musique manouche, j’ai rarement l’impression d’entendre autre chose que du Reinhardt sans les grésillements des vieux enregistrements. Si ma mémoire est bonne, c’était un peu le cas avec Debarre en septembre. Mais c’est un peu parce que je suis un gros blasé et que j’ai beaucoup écouté ce genre de musique dans une vie antérieure. Il reste néanmoins que c’est un grand artiste et que je sais déjà que je passerai une très bonne soirée jeudi prochain. J&#8217;espère que je ne serai pas le seul !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em>(Photos : Angelo Debarre sur la scène de Jazz en Touraine à Montlouis, le 11/09/2010)</em></p>
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