Green Lantern: le vert est has-been

Le film de superhéros de DC Comics est le bide public et critique de l’été. Pas facile de passer après Batman, Iron man ou X-men

Film à deux balles ou cinéma grand luxe?

Inspiré d’un héros DC Comics, Green Lantern devait rivaliser avec les meilleurs productions Marvel. Accueilli de manière glaciale aussi bien par la critique que par le publique outre-atlantique, le film de Martin Campbell est sans doute l’un des échecs les plus cinglants de ces derniers mois pour une superproduction hollywoodienne. Green Lantern méritait-t-il un tel lynchage ?

Jason Bourne avec Casino Royale, a, cette fois, totalement loupé les virages amorcés par Bryan Singer et Christopher Nolan avec X-men et The Dark Knight. On se croirait revenu dans les années 90 à l’époque de la série téle Lois et Clark.

La grande réussite des derniers succès du genre était de transformer les superhéros en antihéros, facilitant ainsi l’identification pour le spectateur. Les X-men sont des marginaux qui n’arrivent pas à s’intégrer et vivent leurs pouvoirs comme un handicap; Spider-man est un ado un peu looser qui n’artrive pas à séduire les filles; le Batman de Nolan est un schizophrène obsédé par l’assassinat de ses parents et adepte de la justice expéditive; enfin, Iron man est un marchand d’arme alcoolique et cynique en quête de rédemption. Tous ces personnages sont des outsiders  bourrés de failles, ce qui les rends profondément  attachants.

A l’inverse, Green Lantern est beaucoup trop lisse. En plus d’acquérir des supers pouvoirs, il est pilote de chasse, a un physique de mannequin, et sort avec la bombe Blake Lively, copine de Léonardo Dicaprio dans la vie. Bref, on a très envie de lui coller des claques. Comme Ben Affleck après Daredevil, Ryan Reynolds et son brushing toujours impeccable,  devrait avoir du mal à se débarrasser de sa réputation d’endive.

L’ensemble a, néanmoins, le mérite d’être parfaitement rythmé et de ne jamais se prendre au sérieux. Les plus indulgents se prendront donc peut-être d’affection pour ce superhéros has-been avant l’heure.

Tarif critique: Il y des classiques instantanés et des films instantanément démodés. Avec son héros ringard et ses effets spéciaux kitchissimes, le nouveau long-métrage de Martin Campbell appartient malheureusement à la seconde catégorie. Face à Batman ou Iron man, Green Lantern se prend une bonne raclée. Les détenteurs de cartes UGC peuvent s’accorder un plaisir coupable, les autres n’ont plus qu’à attendre la sortie de Captaine America. Prix maximum conseillé: 3€

Alexandre Devecchio

 

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