Captain America: un charme rétro

Dans le match qui oppose Marvel à DC Comics, Captain America met Green Lantern K.O. Après Thor et surtout X-men: le commencement, le studio démontre une nouvelle fois tout son savoir-faire.

C’est désormais la nouvelle mode à Hollywood: jouer la carte de la nostalgie et faire du neuf avec du vieux. Après Super 8 de J.J Abrams qui revisitait le cinéma des années 80 et en attendant Cowboys et envahisseurs de John Favreau qui ressuscite le western, Captain America nous replonge dans les années 40-50 et le cinéma américain de l’âge d’or. Avec ses méchants nazis en quête de pouvoirs surnaturels, le film de Joe Johnston évoque également Les Aventuriers de l’Arche perdue, sur lequel le réalisateur a débuté en tant que superviseur des effets spéciaux, et qui était déjà un hommage aux vieux mythes hollywoodien.

Mais, tandis qu’ Abrams et Favreau tombent parfois dans le piège  du copier-coller, Johnston, lui, ne semble jamais encombré par ses références. Peut-être parce que contrairement à ses collègues, le réalisateur n’a pas oublié le sens des mots « mise-en-scène ». Si les inévitables écrans verts étaient sans doute présents sur le tournage de Captain America, il y avait aussi des décors, des costumes, et des figurants en pagailles. Fort d’une reconstitution d’époque fastueuse et flamboyante, Captain America possède un charme artisanal décalé dans l’univers industriel et standardisé des blockbusters.

Le personnage tient également toutes ses promesses. On pouvait redouter le patriotisme  du Captaine. Incarné par un Chris Evans plutôt convaincant, celui-ci se révèle moins bourrin que prévu. Avant de devenir le symbole de l’Amérique triomphante, le Captaine était un gamin chétif et complexé de Brooklyn qui se faisait tabasser par les brutes du quartier. Transformé en « Monsieur Muscles » par la magie de la science, il servira à l’armée de bête de propagande.  Avec une certaine auto-dérision, le film se permet même de  ridiculiser le costume du Captaine à la gloire du drapeau américain. Les scénaristes de Marvel ont définitivement compris que les meilleurs superhéros étaient, en fait, les antihéros.

Tarif critique: Le scénario replace astucieusement le Captain dans son contexte originel, la  Seconde Guerre mondiale. Mélange réussit de film de superhéros et de film d’époque, Captain America se distingue des autres blockbusters estivaux par son côté rétro rafraîchissant. On en a pour notre argent. Prix maximum conseillé: tarif plein, 8€

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Une réponse à Captain America: un charme rétro

  1. Site tres bien fait ! La tendance vintage est en train de revenir petit à petit à la mode.

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