Cowboys et envahisseurs : Rencontre du troisième type

James Bond et Indiana Jones réunis pour dézinguer des aliens. Un fantasme de gosse devenu réalité. (N’oubliez pas de donner votre propre Tarif critique tout en bas à gauche.)

Film à 2 balles ou cinéma grand luxe?

Souvenez-vous de  la fin d’Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal : Indy faisait une drôle de rencontre avec E .T ! Steven  Spielberg et George Lucas semblaient avoir un peu trop fumé la moquette… En découvrant Harrison Ford dans  Cowboys et Envahisseur produit par Spielberg, on se dit que l’idée n’était finalement pas si mauvaise. La rencontre improbable entre Far West et science-fiction aurait pu très vite sombrer dans le ridicule. Pourtant, le mélange entre les deux univers fonctionne parfaitement.

Malgré son titre un peu fou, Cowboys et Envahisseurs ne verse jamais dans la parodie. L’aspect western est pris très au sérieux et  tous les codes du genre sont scrupuleusement respectés. Saloon, hors la loi solitaire, shérif, demoiselle en détresse, indiens, grands espaces et chevauchées fantastiques, c’est avec un réel plaisir que l’on retrouve toutes ces figures imposées. John Favreau a d’ailleurs préféré tourner le film en 2D pour rester le plus fidèle possible à la mythologie de l’Ouest. Durant les dix premières minutes, le héros (Daniel Craig), amnésique, ne prononce pas un seul mot.  On pense au mutique « Homme sans nom » incarné par Eastwood dans la trilogie du dollar de Sergio Leone.

L’influence du producteur Steven Spielberg est également palpable. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce dernier mêle SF et Western. Dans un registre plus léger, Retour vers la futur 3 réalisé par Zemeckis et produit par Spielberg, réussissait déjà le pari. La présence d’Harrison Ford, qui porte toujours aussi bien le chapeau, renvoie aux Aventuriers de l’Arche perdue. Mais surtout, de Rencontre du troisième type à La Guerre des mondes, Cowboys et envahisseurs revisite les nombreux films d’extraterrestres du papa d’E.T. Ceux qui ont grandi avec les œuvres du  réalisateur seront heureux de se replonger dans son univers, et de retrouver certaines images qui ont marqué l’imaginaire collectif.

En ressuscitant un genre sacré, tout en rendant hommage à la  SF spielbergienne des années 80, Cowboys et envahisseurs joue à fond la carte de la nostalgie et ressemble à un fantasme de gosse devenu réalité. Faute de personnages et d’enjeux dramatique forts, le film n’est pas toujours à la hauteur de ses références. L’ensemble demeure, toutefois, assez divertissant pour que l’on retombe volontiers en enfance.

Tarif critique : Le mélange improbable de SF et de western fonctionne parfaitement dans un divertissement original et empreint de nostalgie. Prix maximum conseillé : Tarif plein, 8€.

Alexandre Devecchio

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