Les jeunes artistes découverts sur le Net

Plus besoin d’envoyer d’E.P. aux maisons de disques pour percer dans le métier. Aujourd’hui, Internet suffit, et les ados l’ont bien compris.

Justin Bieber : Il est LA star du Net.  Selon Le Figaro.fr, son dernier clip Baby a été vu plus de 500 000 millions de fois sur YouTube, ce qui en fait la vidéo la plus regardée de l’histoire du site, devant le clip  de Bad Romance, de Lady Gaga. Il y a cinq ans, c’est également grâce au site qu’il s’est fait repéré Scooter Braun, son futur agent, qui le mettra peu après en contact avec Usher. A 17 ans à peine, le jeune chanteur a déjà sorti deux albums, My World (2009) et My World 2.0 (2010), qui se sont vendus  à plus de 4 millions de copies.

Rebecca Black : Pas besoin de plaire pour avoir du succès. Cible de toutes les moqueries, l’adolescente a été regardée plus de 30 millions de fois sur YouTube, en un mois à peine, grâce à son clip Friday. Une raillerie générale qui s’avère néanmoins très rentable pour la jeune  fille de 13 ans, d’après le site  20Minutes.fr.

Greyson Chance : A 14 ans, il prépare son premier album. Il y a quelques mois, il s’est fait connaître grâce au succès sur YouTube de son inteprétation de Paparazzi de Lady Gaga lors de la fête de fin d’année de son collège. Aujourd’hui, la star en herbe a bien compris qu’il fallait miser sur les réseaux sociaux. Il y a quelques jours, il a même donné rendez-vous à ses fans sur Twitter pour annoncer sa tournée avec Cody Simpson, un autre bébé d’Internet. (Fan2)

MattRach : Tout commence en juillet 2006, quand il interprète dans sa chambre Canon Rock de JerryC en se filmant. Il transfère la vidéo sur YouTube, qui connaît immédiatement un véritable succès  (plus de 65 millions de visites). Deux ans après, le jeune homme originaire du Nord est invité sur les plateaux de télévision, et les médias le comparent même à Jimi Hendrix (Le Post).  Le groupe MattRach a sorti son premier album en mai 2010.


Mattrach – La Foule par _Cavavin_

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« L’appartement d’Icham »

Dans le film comme dans la réalité, c’est l’histoire d’une belle rencontre. Une histoire d’amour dans le premier cas, entre un  Algérien sans-papiers et une jeune parisienne. Une amitié dans le deuxième, qui s’est construite autour du projet.

L’appartement d’Icham dépeint les galères d’un jeune maghrébin sans-papiers qui vend des cigarettes à la sauvette sous le métro Barbès. Chassé de sa chambre d’hôtel qu’il n’arrive plus à payer, il force la porte d’un appartement vide du quartier pour se protéger du froid hivernal. Mais la propriétaire de l’appartement, une belle jeune femme, revient plus tôt que prévu.

Un « huis clos amoureux et charnel », mais pas seulement. Le premier long-métrage du jeune réalisateur Camille Clavel peut également  être assimilé à la photographie d’un quartier en pleine mutation : Barbès. « Le film a aussi pour ambition de témoigner de ce quartier, que je connais bien, où j’ai grandi et qui est amené à changer », explique-t-il. Si Camille Clavel s’essaye pour la première fois à la réalisation d’un film, il n’est pas non plus novice. Son court-métrage Sergio (2003), qui raconte les galères d’un jeune mexicain clandestin à New-York, a reçu le Prix spécial du jury au Festival international de Clermont-Ferrand en 2004.

« Films sauvages »

Le réalisateur a voulu que son projet se situe « loin des productions aseptisées des grosses machines ou d’un certain cinéma d’auteur qui a tendance à tourner en rond ». Il s’est donc associé à un ami, Charles de Rosen, qui met un premier pied dans le monde de la production avec L’appartement d’Icham. Ancien étudiant en droit, il a pour ambition de mettre en avant de nouveaux talents en produisant une série de premiers longs-métrages autour de thèmes de société.

A 24 ans, il a déjà crée sa propre maison de production, Moonrock Production, qui cherche à promouvoir des films qui ne sont ni des super-productions hollywoodiennes, ni des films d’auteur. Et le long métrage de son ami correspond parfaitement aux critères de Charles de Rosen. « En dehors du talent de Camille, c’est le film  idéal pour lancer mon projet », raconte le jeune homme. Habitant à Saint-Germain, il avoue ne pas connaître très bien le quartier populaire mis en lumière dans le film, et admire d’autant plus la vision du réalisateur et sa capacité à « capter des endroits ».

Le projet a pu voir le jour grâce aux contributions des internautes du site Internet KissKissBankBank. En un mois et demi, le film a réussi à réunir plus de 15 000 euros, la somme que s’était fixée Charles de Rosen pour mettre à  bien le projet.

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Nelson Melody

Comme un air de country… Ils se sont connus sur les bancs du collège, il y a déjà une dizaine d’années. Depuis, ils ne se quittent plus. Entre eux, c’était pourtant mal parti.  Mais tous les deux idoles des Beatles, de Bob Dylan ou encore de Jimi Hendrix, ils ont trouvé un terrain d’entente: la musique.

Nelson Melody

Depuis la seconde, ils passent leur week-end à composer des chansons, à improviser, à pianoter, à gratter… C’est en 2005 que Louis et Mikaël se décident à former leur groupe. Ce sera Nelson Melody.  » Ma copine de l’époque était fan de Serge Gainsbourg… », précise Mikaël.

Totalement passionnés par les sixties, les chansons de leur groupe s’en trouvent très influencées. Alors que Mikaël, prête sa voix au groupe et joue de la guitare, Louis l’accompagne à la basse. Le premier, qui est assistant directeur-artistique chez AZ, un label d’Universal Music, a écrit la plupart des chansons. Ses préférées: A boy in the sky, ou encore I saw the man who killed my baby. Louis, lui, est étudiant en médecine, un cursus qui lui prend beaucoup de temps mais qu’il arrive à concilier avec sa passion.

Nelson Melody a participé l’an dernier au concours Emergenza, une compétition tremplin pour les jeunes groupes. Arrivés jusqu’en demi-finale, Louis et Mikaël ont ainsi pu jouer dans des salles prestigieuses parisiennes, comme le New Morning. En ce moment, ils sont en cours d’enregistrement d’un E.P. « Après, nous démarcherons des labels et un manager », dit Mikaël, qui consacre une bonne partie de son temps libre à s’occuper de son groupe. Déjà repéré par des professionnels, Nelson Melody a bon espoir de collaborer un jour avec Revolver, étant en contact régulier avec le batteur du groupe, Maxime Garoute. « On commence à nous contacter. Déjà, des personnes nous ont aidés pour enregistrer l’E.P., puis pour faire un clip qui est en cours de production… », déclare Mikaël.

Les amateurs de Revolver ou Bob Dylan ne pourront qu’apprécier les airs doux et entraînants de Nelson Melody. Des chansons qui mêlent le coté mélodique de la pop des années 60 avec le piquant rythmique du rockabilly des années 50…

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